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L'Allemagne veut envoyer 650 soldats au Mali pour appuyer la France


Des soldats de la Minusma au Mali, le 1er juillet 2013. (REUTERS/Malin Palm)

Des soldats de la Minusma au Mali, le 1er juillet 2013. (REUTERS/Malin Palm)

L'objectif est de soulager la France engagée en Syrie contre l'organisation Etat islamique. Les 650 soldats allemands viendront appuyer la Minusma.

Le gouvernement allemand veut envoyer jusqu'à 650 soldats au Mali, a annoncé mercredi la ministre de la Défense Ursula von der Leyen mercredi, afin de soulager la France engagée en Syrie contre le groupe jihadiste Etat islamique.

"Nous voulons et devons être aux côtés de la France et tout faire pour aider dans cette situation difficile", a déclaré Mme von der Leyen, après avoir "évoqué" les attentats à Paris au cours d'une réunion de la commission défense de la chambre basse du Parlement.

L'Allemagne va soumettre "sous peu" un nouveau mandat au Bundestag portant sur "une force de 650 soldats" pour appuyer la mission de l'ONU au Mali (Minusma), destinée à favoriser la mise en oeuvre d'un accord de paix entre le gouvernement malien et les rebelles du nord du pays.

Il s'agit principalement de prêter main forte aux Casques bleus, dont quelque 600 soldats néerlandais, en matière "de logistique et de reconnaissance", a précisé Mme Von der Leyen, selon un enregistrement de ses propos transmis par son service de presse.

L'Allemagne, dont le mandat actuel prévoit un plafond de 150 soldats auprès de la Minusma, n'en a pour l'heure déployé que dix dans le nord du Mali. Quelque 200 soldats allemands contribuent par ailleurs à la mission européenne de formation des soldats maliens dans le sud du pays, nettement moins dangereux.

Le ministère de la Défense avait annoncé dès octobre, avant les attentats en France, qu'il envisageait de renforcer l'engagement allemand dans le nord du Mali, mais sans la moindre précision sur les modalités.

Si la contribution allemande renforce la "stabilité" et le "processus de paix" dans le nord du Mali, "alors le lien des Français avec cette partie du monde ne sera plus aussi fort", soulageant Paris dans son combat contre EI, a estimé Mme Von der Leyen.

La chancelière Angela Merkel, s'exprimant au Bundestag avant de se rendre à Paris, a de son côté souligné que Berlin "restait solidaire aux côtés de la France". "Si un engagement supplémentaire s'avère nécessaire, nous ne l'exclurons pas d'emblée", a-t-elle promis.

AFP

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