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Ali Bongo se redit "prêt à rencontrer" Jean Ping au Gabon


Les affiches de la campagne électorale du président gabonais sortant Ali Bongo et de son rival Jean Ping de l’opposition, sont côte-à-côte, à Libreville, 26 août 2016. (VOA/Idriss Fall)

Les affiches de la campagne électorale du président gabonais sortant Ali Bongo et de son rival Jean Ping de l’opposition, sont côte-à-côte, à Libreville, 26 août 2016. (VOA/Idriss Fall)

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba s'est redit "prêt à rencontrer" son rival Jean Ping, qui s'est proclamé élu au scrutin présidentiel du 27 août "afin que plus aucun Gabonais ne trouve la mort" du fait de la crise post-électorale, selon son porte-parole.

M. Bongo "est prêt à rencontrer tous les candidats de la dernière élection présidentielle, y compris M. Ping, afin que plus aucun Gabonais ne trouve la mort sous prétexte d'une revendication démocratique dont les mécanismes de résolution sont prévus par la loi et connus de tous", a assuré mardi soir à la télévision nationale le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, en référence au contentieux électoral en cours d'examen par la Cour constitutionnelle.

Le porte-parole a par ailleurs dénoncé "des voix irresponsables (qui) s'élèvent à nouveau". "Ces voix, qui incarnent une violence politique jamais atteinte dans notre pays, promettent une instabilité durable si le résultat de la Cour ne leur était pas favorable", a accusé M. Bilie-By-Nzé.

"Le dessein avoué de ces gens est de faire encore plus de victimes, comme si le nombre de morts déjà enregistrés et le deuil qui frappe de nombreuses familles gabonaises ne sont pas déjà des morts de trop", a-t-il ajouté.

M. Ping a saisi la Cour constitutionnelle le 8 septembre pour demander le recomptage des voix dans la province du Haut-Ogooué. Son adversaire Ali Bongo y a obtenu 95% des voix pour 99% de participation, selon les résultats de la Commission électorale (Cénap).

Ce score lui a permis de l'emporter sur l'ensemble du pays avec environ 5.000 voix d'avance, selon la Cénap. Leur proclamation le 31 août par le ministre de l'Intérieur avait déclenché des émeutes meurtrières et des pillages massifs.

La Cour dispose d'un délai de quinze jours - jusqu'à vendredi - pour trancher, alors que des rumeurs évoquent un possible report de sa décision.

Avec AFP

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