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Algérie : l’opposition et la société civile en quête de leur révolution


Des manifestants algériens face à la police, à Alger

Des manifestants algériens face à la police, à Alger

Washington a appelé les forces de sécurité algériennes à la retenue. Le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley, a réaffirmé « le soutien des Etats-Unis aux droits universels du peuple algérien, y compris les droits de réunion et d'expression. »

Les résultats concrets obtenus par les manifestants égyptiens et tunisiens donnent des idées, semble-t-il, aux contestataires des autres pays arabes.

L’opposition algérienne a annoncé qu’elle manifestera tous les samedis jusqu’à la démission du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999. Cet appel est intervenu au lendemain d’une manifestation qui a réuni environ 2 000 personnes samedi, à Alger. Les policiers avaient été déployés en force, 30 000 d’entre eux, dans la capitale algérienne pour empêcher tout rassemblement.

Des policiers arrêtant un manifestant le 12 février, à Alger

Des policiers arrêtant un manifestant le 12 février, à Alger

Washington a appelé les forces de sécurité algériennes à la retenue. Le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley, a réaffirmé « le soutien des Etats-Unis aux droits universels du peuple algérien, y compris les droits de réunion et d'expression. »

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a lui aussi exhorté le gouvernement algérien à ne pas avoir recours à la force contre les manifestants.

Les marches sont interdites à Alger dans le cadre de l'Etat d'urgence déclaré dans le pays en 1992. Malgré cela, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, qui réunit des partis d'opposition, de la société civile et de syndicats autonomes, a annoncé que la prochaine manifestation aurait lieu ce samedi, 19 février.

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