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Al-Qaïda : qui est Ayman al-Zawahiri?


Al-Zawahiri, vu dans une video, le 8 juin 2011

Al-Zawahiri, vu dans une video, le 8 juin 2011

Né en Egypte dans une famille aisée de médecins et d’érudits, le nouveau leader d’al-Qaïda s’est vu façonner par des expériences diverses pour devenir un terroriste islamiste dont le seul nom inspire la crainte.

Né en Egypte dans une famille de médecins et d’érudits, le nouveau leader d’al-Qaïda s’est vu façonner par des expériences diverses pour devenir un terroriste islamiste dont le seul nom inspire la crainte. Dès son jeune âge, il s’implique dans la mouvance islamique radicale. Alors qu’il suivait des cours de médecine, il participa à la formation du Jihad islamique égyptien, un groupe militant. S’il est médecin de formation, il a choisi de devenir un idéologue enflammé, jusqu’à assumer la plus haute fonction au sein de l’organisation terroriste transnationale après le leader défunt, ben Laden.

Le nouveau chef d’al-Qaïda se rendit au Pakistan, pour la première fois, en 1980, pour travailler avec la Société du Croissant Rouge dans la ville de Peshawar, où il a aida à soigner des Afghans blessés dans la lutte contre les occupants soviétiques en Afghanistan voisin. La même année, il fit ses premières visites en Afghanistan. Quand le président égyptien Anouar el-Sadate fut assassiné en 1981, Ayman al-Zawahiri se retrouva au banc des accusés en compagnie de centaines d’autres. Acquitté, il fut à nouveau arrêté pour possession illégale d’arme. Après sa libération en 1984, il revint à Peshawar pour offrir son soutien à la résistance anti-soviétique et s’allia à ben Laden dont il devint le médecin personnel. Zawahiri allait être promu adjoint du défunt leader en 1998.

Al-Zawahiri [à droite] avec ben Laden, en 2001

Al-Zawahiri [à droite] avec ben Laden, en 2001

Zawahiri a soutenu al-Qaïda par ses talents de tacticien et d’organisateur. Il fut le premier à sanctionner les attentats-suicide à la bombe et les cellules terroristes indépendantes. Son jihad—ou guerre sainte—était une mission simple et précise: infliger le plus de pertes possibles dans les camps des Américains et de leurs alliés, particulièrement Israël. Il est accusé par Washington d’avoir contribué à l’organisation des attentats de 1998 sur les missions diplomatiques américaines au Kenya et en Tanzanie. On le soupçonne également d’avoir joué un rôle majeur dans les attaques terroristes du 11 septembre 2001, en territoire américain, attentats revendiqués par al-Qaïda, à partir de sa base d’alors, en Afghanistan.

Ayman al-Zawahiri est en fuite depuis la chute du régime des Talibans en Afghanistan. Le gouvernement américain offre une prime de 25-millions de dollars pour toute information permettant de le capturer

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