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VIH/Sida : la communauté doit mettre fin à la pandémie, a déclaré le secrétaire général de l’ONU


Le secrétaire général de l'ONU ban Ki-moon à l'ouverture du sommet

Le secrétaire général de l'ONU ban Ki-moon à l'ouverture du sommet

Soulignant la nécessité de promouvoir, en même temps, la santé, les droits humains, la sécurité et la dignité des femmes et des filles, Ban Ki-Moon a dit qu’il faut prendre avantage de la jeunesse et des nouveaux moyens de communication pour atteindre le monde entier.

Un sommet sur la réponse mondiale au sida a débuté mercredi, au siège de l’ONU, à New York. 30 chefs d’Etat et de gouvernement discuteront pendant trois jours de la pandémie. La communauté internationale est réunie, non pas pour combattre le Sida, mais pour y mettre fin dans les 10 prochaines années, a déclaré le secrétaire général de l’ONU.

Plus de nouvelles infections, plus de discrimination et plus jamais de décès lié au Sida, l’objectif est ambitieux, mais réalisable, a déclaré Ban Ki-moon.

Michel Sidibé, directeur exécutif d'ONUSIDA

Michel Sidibé, directeur exécutif d'ONUSIDA

« Cette réunion historique d’aujourd’hui est un appel à l’action. Premièrement, nous avons besoin d’une solidarité mondiale sans précédent. C’est le seul moyen de fournir l’accès universel à la prévention, au traitement et aux soins d’ici 2015. Deuxièmement, nous devons réduire les coûts et offrir de meilleurs programmes », a déclaré le secrétaire général de l’ONU.

Soulignant la nécessité de promouvoir, en même temps, la santé, les droits humains, la sécurité et la dignité des femmes et des filles, Ban Ki-Moon a dit qu’il faut prendre avantage de la jeunesse et des nouveaux moyens de communication pour atteindre le monde entier.

« Nous pouvons mettre fin à la peur. Nous pouvons arrêter la souffrance et les décès qui l’accompagnent. Nous pouvons contribuer à l’avènement d’un monde sans Sida », a déclaré le secrétaire général de l’ONU.

Médicaments antirétroviraux

Médicaments antirétroviraux

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a présenté un nouveau Plan global pour éradiquer la maladie, notamment en renforçant la prévention et l'accès des traitements antirétroviraux et en diminuant les coûts des soins.

Pour sa part, le directeur exécutif d’ONUSIDA, Michel Sidibé, a noté le chemin parcouru par le monde dans la compréhension du VIH et du sida. Il y a 30 ans, cette maladie, alors mystérieuse, était perçue comme la peste des homosexuels, et ceux qui en souffraient suscitaient une grande frayeur, a-t-il dit. Cette image, a souligné M. Sidibé, fait partie de l’histoire de la lutte contre le Sida, l’histoire des gens qui ont rompu la conspiration du silence pour exiger l’égalité, la dignité et confronter les méfaits de la société.

Parmi les progrès énumérés à New York par Michel Sidibé, la baisse des taux d’infection de près de 25% au cours des 10 dernières années. En Afrique, où vivent la majorité des 34 millions de malades du Sida du monde, de plus en plus de personnes ont accès aux traitements antirétroviraux. 56 pays- dont 36 en Afrique - sont parvenus à stabiliser la pandémie et à réduire les taux d’infections, a indiqué le patron d’ONUSIDA en déplorant toutefois que 1,8 million de personnes meurent encore chaque année du Sida dans les pays en développement alors que la maladie est traitable. Il est temps de convenir d’un agenda transformationnel pour mettre un terme à la pandémie, a-t-il déclaré.

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