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AI dénonce l'inculpation du président de l'Association des victimes de la torture au Togo


Olivier Amah Poko, président de l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITO) a été écroué à la prison civile de Lomé lundi après avoir été entendu par un juge d’instruction. Il avait appelé l'armée à un sursaut, ce qui lui vaut d’être aujourd’hui accusé d’avoir tenu des propos ayant appelé les forces armées togolaises et les forces de l’ordre à se détourner de leurs devoirs, a déclaré l’un de ses avocats, Me Jil-Benoît Afangbédji.

Fin février, l’ONG de défense des droits humains, Amnesty international, avait dénoncé des arrestations arbitraires au Togo et la pratique de la torture. L’ONG avait noté que des dizaines de membres ou proches de partis d’opposition avaient été arrêtés et détenus par la gendarmerie dans ce qui semblait être une nouvelle vague de répression contre des opposants politiques à quelques mois des élections législatives prévues en 2013

Ces arrestations, avait poursuivi Amnesty dans un rapport, avaient eu lieu dans le cadre d’une enquête sur les incendies des marchés de Kara et Lomé en janvier 2013. Des incendies survenus alors que le Collectif Sauvons le Togo (CST, coalition de partis politiques et d’organisations de la société civile) avait appelé à trois journées de manifestation pour demander l’ouverture d’un réel dialogue entre le
gouvernement et l'opposition en prélude à la tenue des législatives.

M. Aimé Adi, directeur d’Amnesty International au Togo, s’est indigné de l’inculpation d’Olivier Amah Poko, estimant que le président de l’ASVITO n’avait fait qu’exercer son droit à la libre expression.
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