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Le Malgache Ahmad élu président de la CAF

  • VOA Afrique

Un photographie d'Ahmad Ahmad, nouvellement élu président de la CAF.

Un photographie d'Ahmad Ahmad, nouvellement élu président de la CAF.

Le Malgache Ahmad Ahmad a été élu jeudi à la surprise générale président de la Confédération africaine de football (CAF) lors d'une élection qui l'opposait au Camerounais Issa Hayatou, qui dirigeait l'organisation depuis 1988.

Ahmad Ahmad, originaire de Madagascar, a été élu président de la CAF, comme l'a annoncé la confédération sur Twitter.

Ahmad Ahmad a obtenu les suffrages de 34 des 54 des fédérations africaines votantes lors d'un scrutin organisé dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, Issa Hayatou obtenant les 20 autres voix, selon les résultats officiels communiqués sur Twitter.

Relativement méconnu par rapport à son adversaire, M. Ahmad a déjoué la plupart des pronostics en obtenant un mandat de quatre ans à la tête de la CAF. M. Hayatou, 70 ans, dernier dignitaire du foot mondial épargné par les affaires qui ont emporté Sepp Blatter et Michel Platini, en était le favori.

"Si je pensais que je ne pouvais pas y arriver, je ne me serais pas présenté", a déclaré à la presse M. Ahmad, dès après le vote, alors que son rival était escorté en dehors de l'auditorium, refusant de s'adresser aux journalistes.

Le vice-président de la puissante fédération ghanéenne, George Afriyie, a lui commenté auprès de l'AFP que "son excellence Issa Hayatou a fait beaucoup pour le football africain", mais "il était temps pour lui de se retirer".

Nouvelle ère

La promesse d'une "nouvelle ère" a coûté sa tête au dernier dinosaure du sport mondial: après avoir régné près de 30 ans sur la Confédération africaine de football (CAF), le Camerounais Issa Hayatou a été détrôné jeudi par le Malgache Ahmad Ahmad, à la surprise générale.

En poste depuis 1988, M. Hayatou, 70 ans, était le dernier dignitaire du foot épargné par les affaires qui ont emporté Sepp Blatter et Michel Platini.

Considéré comme le favori pour obtenir un huitième mandat à l'issue de cette élection présidentielle, il a été battu par un rival relativement méconnu de 57 ans, qui présidera pour les quatre prochaines années aux destinées du football africain.

A l'annonce des résultats officiels d'un vote organisé dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, les poings victorieux se sont levés et une clameur a monté dans la salle rassemblant les représentants des fédérations africaines votantes: 34 voix pour M. Ahmad, contre 20 pour M. Hayatou.

"Si je pensais que je ne pouvais pas y arriver, je ne me serais pas présenté", a déclaré à la presse M. Ahmad, peu après l'annonce des résultats, alors que son rival était escorté en dehors de l'auditorium, refusant de s'adresser aux journalistes.

Le vice-président de la puissante Fédération ghanéenne, George Afriyie, a estimé devant la presse que si "son excellence Issa Hayatou a fait beaucoup pour le football africain (...), il était temps pour lui de se retirer".

'Un colosse'

Le son de cloche est le même côté nigérian. "Hayatou est un colosse, vraiment, il a dominé le football africain pendant des décennies", a souligné Seyi Akinwunmi, vice-président de la fédération nigériane.

Mais "le monde a changé, nous avons vraiment besoin d'énergie, et la vérité, c'est qu'Issa Hayatou a 70 ans", a-t-il ajouté, saluant l'élection de M. Ahmad comme le début d'une "nouvelle ère".

"Le monde a changé en terme de technologie et la manière dont on le perçoit également. Et en discutant avec M. Ahmad, j'ai trouvé qu'il comprenait ces choses-là", a-t-il poursuivi.

M. Ahmad, ancien joueur, entraîneur et ministre de la Pêche de son pays, avait mené campagne contre le président sortant en promettant "une transparence dans la gestion" de la CAF et la fin des "pratiques obsolètes", tandis qu'Issa Hayatou avait évoqué jeudi matin "une expérience et une sagesse inégalées".

Pourtant, aucun des deux hommes ne peut se targuer d'une réputation sans failles.

Le nom de M. Ahmad a ainsi été cité par le Sunday Times dans l'affaire de corruption qui a entouré l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Selon le journal britannique, il aurait perçu 30.000 à 100.000 dollars en échange de son vote pour le Qatar, ce que l'intéressé dément formellement.

Personnage controversé, soupçonné notamment d'avoir accepté de l'argent en échange d'un soutien au Qatar pour l'obtention du Mondial-2022, M. Hayatou a toujours rejeté ces accusations. Il n'a jamais été suspendu par la Fifa, dont il avait assuré la présidence par intérim quand Sepp Blatter a été emporté par les affaires et les scandales.

Mais il avait reçu un blâme du CIO, dont il est devenu membre en 2001, pour avoir perçu de l'argent de la société de marketing ISL, en charge du marketing de la Fifa et disparue dans une faillite retentissante en 2001.

En revanche, son bilan marketing à la tête de la CAF est salué.

L'influence d'Infantino ?

M. Hayatou avait évoqué jeudi matin "une expérience et une sagesse inégalées", tandis que M. Ahmad, ancien joueur, entraîneur et ministre de la Pêche de son pays, avait mené campagne en promettant "une transparence dans la gestion" de la CAF et la fin des "pratiques obsolètes".

Pourtant, aucun des deux hommes ne peut se targuer d'une réputation sans failles.

Le nom de M. Ahmad a ainsi été cité par le Sunday Times dans l'affaire de corruption qui a entouré l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Selon le journal britannique, il aurait perçu 30.000 à 100.000 dollars en échange de son vote pour le Qatar, ce que l'intéressé dément formellement.

Personnage controversé, soupçonné notamment d'avoir accepté de l'argent en échange d'un soutien au Qatar pour l'obtention du Mondial 2022, M. Hayatou a toujours rejeté ces accusations. Il n'a jamais été suspendu par la Fifa, dont il avait assuré la présidence par intérim quand Sepp Blatter a été emporté par les affaires et les scandales.

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, était présent à Addis Abeba pour assister au vote, et des rumeurs ont fait état de son soutien - non déclaré publiquement - à M. Ahmad.

Le patron du foot mondial, dont l'éventuelle influence dans l'élection reste à établir, y aurait vu un moyen de prendre sa revanche contre Hayatou, qui avait soutenu Sheikh Salman bin Ebrahim Al Khalifa lors de l'élection à la présidence de la Fifa en février 2016.

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