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A l'ONU, les leaders africains mettent l'accent sur la coopération, la paix et le développement


La deuxième journée de la 68e session de l'Assemblée générale aura permis d'exposer les diverses crises politico-militaires du continent.

La deuxième journée de la 68e session de l'Assemblée générale de l'ONU aura été marquée par la présence de plusieurs chefs d’Etat africains, qui n’ont pas manqué d’exposer les diverses crises politico-militaires du continent.

Le président congolais Joseph Kabila a attiré l’attention sur l’est de la RDC, disant que «c’est pour avoir posé un acte de solidarité, en accueillant des réfugiés originaires du Rwanda», que les populations congolaises de l’est de son pays «sont privées de la paix». Il a condamné les bombardements sur Goma et passé en revue toutes les réformes en cours, avant de faire un nouvel appel du pied à Kigali quant au respect de l’accord-cadre d’Addis Abeba.


Le président Burkinabé Blaise Compaoré a déploré la situation dans la bande sahélienne, disant que la zone était devenue «un repère pour les groupes de narcotrafiquants et de terroristes, dont les velléités de déstabilisation constituent une menace réelle pour la paix et la sécurité» des Etats.

Blaise Compaoré a présenté ses condoléances au Kenya pour la récente prise d’otages sanglante à Nairobi, félicité les progrès du Mali en matière de démocratie, et également alerté sur les crises politico-militaires du continent, avant de conclure sur la protection de l’environnement au plan planétaire.


Quant au président ivoirien Alassane Ouattara, il s’est permis une note d’optimisme au sujet des objectifs du millénaire --dont la plupart seront loin d’être atteint en 2015-- tout en restant réaliste, notamment en dressant une liste des domaines dans lesquels des efforts supplémentaires sont à fournir par la communauté internationale.

Monsieur Ouattara a par ailleurs mis en garde, comme ses homologues, contre «les nouvelles menaces, telles que le terrorisme, la criminalité transfrontalière, le trafic de drogues et d’armes, la traite des êtres humains, et la piraterie maritime».


Sur la question des objectifs fixés, le président sénégalais Macky Sall a surenchéri, disant que «malgré les progrès réalisés après plus d’une décennie de mise en œuvre des OMD, l’ampleur des défis est saisissante».


De son côté, le président de transition malgache Andry Rajoelina a annoncé haut et fort qu’il ne se présentait pas à la présidentielle sur la grande île. Il a cité son pays comme exemple.

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