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Aggravation des violations des droits humains en Syrie, selon l'Onu


Paulo Pinheiro a dénoncé les violations flagrantes des droits humains en Syrie

Paulo Pinheiro a dénoncé les violations flagrantes des droits humains en Syrie

Selon la Commission internationale d'enquête sur la Syrie, les civils sont les principales vitimes de la spirale de violence dans ce pays.

Les enquêteurs des Nations Unies affirment avoir documenté un nombre croissant d'attaques contre des civils à la fois par le gouvernement syrien et les rebelles.

Le Brésilien Paulo Pinheiro, qui dirige la Commission internationale d'enquête sur la Syrie, a déclaré au Conseil des droits de l’homme des Nations Unis à Genève que « les violations flagrantes » sont si fréquentes que son équipe n'a pas pu tout documenter.

La commission a bouclé le mois dernier son rapport sur le conflit qui dure depuis 18 mois entre les forces du président Bachar al-Assad et ses opposants.

« Les civils, dont de nombreux enfants, sont les premières victimes de la spirale de violence » a dit M. Pinheiro. Le rapport fait état de meurtres, d'exécutions sommaires, d'actes de torture, d'arrestations arbitraires, de violences sexuelles, de violations des droits de l'enfant, de pillages et destructions d'infrastructures civiles. Les abus commis contre les civils augmentent, et sont le fait à la fois des forces gouvernementales tout comme les rebelles, au mépris règles établies dans les conflits armés.

Néanmoins, même si les deux parties ont commis des crimes de guerre, les abus commis par les forces d’opposition n’atteignent pas l’ampleur ou la gravité de ceux dont sont responsables les forces gouvernementales, ajoute le document
.
Le représentant du gouvernement syrien à Genève, Faysal Khabbaz Hamoui, a rejeté les accusations de l'Onu, évoquant un parti pris politique. M. Hamoui accusé les Etats-Unis et ceux qu’il a qualifié de « leurs outils » dans la région d’être responsables de la poursuite de la crise.

Continuer à armer et financer des groupes armés, à tromper les média et à envoyer un nombre croissant de djihadistes de l'Afghanistan, du Yémen, de la Libye et d'autres pays – cela n’aide en rien les parties au conflit, a déclaré M. Hamoui.

L'ambassadeur a déclaré la Syrie prend au sérieux son obligation de sauver la vie de son peuple et de préserver sa sécurité. Il a ajouté qu'il ne peut y avoir aucune excuse juridique ou morale pour le terrorisme, dont il a rejeté la responsabilité sur les rebelles.
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