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Zuma veut interdire la sortie d'un rapport sur la corruption


Le président sud-africain Jacob Zuma à Nairobi, Kenya, 11 octobre 2016.

Le président sud-africain Jacob Zuma à Nairobi, Kenya, 11 octobre 2016.

Le président sud-africain Jacob Zuma a déposé un recours en justice pour empêcher la sortie d'un rapport d'enquête de la médiatrice de la République sur l'influence présumée de familles d'affaires sur le chef de l'Etat

"Oui, il y a un recours en interdiction", a affirmé à l'AFP Bongani Ngqulunga, à la veille de la publication attendue du rapport.

L'enquête de la médiatrice de la République, Thuli Madonsela, vise particulièrement la famille Gupta, une puissante fratrie d'hommes d'affaires d'origine indienne soupçonnés d'être intervenus auprès du chef de l'Etat pour la nomination de ministres ou de dirigeants d'entreprises publiques.

M. Zuma a été entendu pendant quatre heures jeudi dernier par la médiatrice dans cette affaire, qui l'empoisonne depuis des mois.

Le président reconnaît être proche des Gupta, dont l'empire s'étend du secteur minier aux médias en passant par l'immobilier et l'ingénierie. Mais il a toujours assuré avoir été le seul à décider de l'attribution des portefeuilles ministériels.

Le recours sollictant le report de la publication du rapport sera examiné par la justice mardi, a indiqué à l'AFP le porte-parole de Mme Madonsela, Oupa Segwale.

La médiatrice de la République doit quitter officiellement ses fonctions samedi, après un mandat de sept ans pendant lequel elle s'est illustrée par sa détermination à combattre le mauvais usage des deniers publics au plus haut sommet de l'Etat.

Elle a obtenu après une longue bataille juridique de deux ans, que le président Zuma rembourse une partie de l'argent public utilisé pour rénover sa propriété privée pour des travaux considérés comme relevant de son confort personnel.

En septembre, Jacob Zuma a ainsi payé 7,8 millions de rands (480.000 euros) au Trésor, après une décision de justice fondée sur un rapport accablant de la médiatrice.

Elle sera remplacée à son poste parBusisiwe Mkhwebane, une avocate en poste au ministère de la sécurité de l'Etat qui a d'ores et déjà laissé entendre que les affaires de corruption à la tête de l'Etat ne seraient pas sa priorité.

Avec AFP

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