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Des opérations de secours suspendues pour des mineurs illégaux piégés en Afrique du sud


Un mineur suspecté illégal est interrogé par la police après être sorti de la mine de Langlaagte, en Afrique du sud, le 12 septembre 2016.

Un mineur suspecté illégal est interrogé par la police après être sorti de la mine de Langlaagte, en Afrique du sud, le 12 septembre 2016.

Le ministère sud-africain des Mines a annoncé lundi la suspension, pour des raisons de sécurité, des opérations de secours pour venir en aide à des mineurs illégaux piégés depuis le 7 septembre dans la plus vieille mine d'or du pays.

Selon des survivants, il resterait 16 personnes bloquées sous terre et certains mineurs seraient morts.

Les secours ont été suspendus à la suite d'un incendie dimanche dans un puits de la mine désaffectée de Langlaagte à Johannesburg, où des mineurs illégaux, surnommés "zamas zamas", sont bloqués.

"Le feu doit d'abord être circonscrit. Nous déciderons ensuite si les conditions de sécurité sont réunies pour reprendre" les recherches, a déclaré le ministre des Mines, Mosebenzi Zwane. "Si elles s'améliorent, nous les reprendrons et nous ramènerons à la surface ces corps".

"L'espace est tellement confiné qu'on ne peut pas avancer avec notre matériel de secours", a expliqué M. Zwane.

La mine de Langlaagte est la première mine d'or découverte à Johannesburg en 1886, alors une terre aride inhabitée. Cette découverte a provoqué une véritable ruée vers l'or et a fait de la ville la capitale économique de l'Afrique du Sud.

La mine de Langlaagte est abandonnée depuis plusieurs années et son puits a été décrété "monument national" en 1989.

Des milliers de mineurs illégaux, souvent venus du Mozambique, du Zimbabwe et du Lesotho voisins, travaillent aujourd'hui au péril de leur vie, dans des mines désaffectées en Afrique du Sud, dans le but de revendre quelques pépites d'or au marché noir.

Cette activité est particulièrement dangereuse en raison des risques d'effondrement des galeries souterraines et de la rivalité entre gangs qui opèrent sous terre pour le contrôle de tunnels.

Selon M. Zwane, le gouvernement a interdit l'accès à 200 puits de mines désaffectées. "L'une de nos principales missions est de venir à bout des organisations criminelles qui opèrent (dans les mines), et des marchés qu'elles approvisionnent", a-t-il expliqué.

Depuis dimanche, sept mineurs sont sortis sains et saufs de la mine de Langlaagte, selon la police. "Ils ont été arrêtés. Il s'agit d'une activité illégale", a expliqué un porte-parole, Kay Makhubela.

Pendant plusieurs décennies, l'industrie minière a été le secteur clé de l'économie sud-africaine, mais la production a diminué ces dernières années en raison de la baisse des réserves.

Avec AFP

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