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Afrique du Sud : 17 et 10 ans de prison pour les meurtriers d'un immigré mozambicain


Manifestation anti-migrants à Johannesburg, le 17 avril 2015. (AFP PHOTO/MARCO LONGARI)

Manifestation anti-migrants à Johannesburg, le 17 avril 2015. (AFP PHOTO/MARCO LONGARI)

Une vague d'émeutes xénophobes avait secoué l'Afrique du Sud en avril 2015.

Deux Sud-Africains ont été condamnés lundi à Johannesburg à des peines de 17 et 10 ans de prison pour le meurtre "brutal" d'un immigré mozambicain lors de la vague d'émeutes xénophobes qui avait secoué l'Afrique du Sud en avril 2015.

Le juge Lucas van der Schyff a condamné Mtintho Bhengu à 17 ans de prison et son complice Sifundo Mzimela à 10 ans de réclusion, tandis qu'un troisième homme, mineur, a été condamné à 5 ans de prison avec sursis et a été relâché sous contrôle judiciaire.

Le juge a estimé que M. Bhengu représentait un danger pour la société et qu'il n'avait pas exprimé de réels remords pour le meurtre d'Emmanuel Sithole, un immigré mozambicain.

Le juge a décrit ce meurtre comme "dénué de sens, brutal et pas nécessaire".

M. Sithole avait été poignardé dans les rues du township d'Alexandra, dans le nord de Johannesburg, avant de succomber à l'hôpital.

Ce crime avait été immortalisé par la photo d'un journaliste local qui avait fait le tour du monde et la Une des journaux sud-africains.

Sur le cliché, qui a choqué le pays, on voit clairement M. Bhengu brandir un couteau en direction de la victime, au cours d'émeutes xénophobes qui avaient fait au moins sept morts.

Les épisodes de violences contre les immigrés africains sont fréquents en Afrique du Sud, où des habitants parmi les plus pauvres accusent les étrangers de prendre leurs emplois. Le taux de chômage dépasse les 25% en Afrique du Sud, économie la plus industrialisée du continent.

En 2008, de graves violences xénophobes avaient déjà fait 62 morts.

AFP

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