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Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo joue la résistance face aux offres d’asile


Le Premier ministre kenyan Raila Odinga (à gauche), les présidents Ernest Bai Koroma de Sierra Leone (au centre) et Laurent Gbagbo (à droite) posant pour les photographes au palais présidentiel, à Abidjan

Le Premier ministre kenyan Raila Odinga (à gauche), les présidents Ernest Bai Koroma de Sierra Leone (au centre) et Laurent Gbagbo (à droite) posant pour les photographes au palais présidentiel, à Abidjan

Les autorités américaines se disent toujours disposées à aider M. Gbagbo à opérer « une sortie digne », y compris à l’accueillir aux Etats-Unis s’il renonce au pouvoir. Toutefois, cette offre n’est pas d’une durée illimitée, a averti Washington, ajoutant que le temps presse.

La rencontre « de la dernière chance », lundi, à Abidjan, entre une délégation CEDEAO-Union africaine et le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo n’a apparemment pas fait avancer le dossier de la crise ivoirienne. La délégation composée des présidents béninois, cap verdien et léonais, et de l’émissaire de l’Union africaine, le Premier ministre kenyan Raila Odinga, n’a guère progressé lors de cette seconde rencontre avec Laurent Gbagbo, se limitant à déclarer que les discussions ont été « utiles ».

Selon un membre du bureau de M. Odinga, Laurent Gbagbo, recevra des assurances concernant sa sécurité s’il accepte de remettre le pouvoir à Alassane Ouattara comme le lui demande les leaders africains.

La mission est repartie d'Abidjan après des entretiens avec Alassane Ouattara. Ce dernier a déclaré à la presse que le temps des discussions et de la diplomatie est terminée.

Des policiers onusiens originaires du Bangladesh passant à côté de Casques bleus jordaniens près du Golf Hotel, QG d'Alassane Ouattara à Abidjan

Des policiers onusiens originaires du Bangladesh passant à côté de Casques bleus jordaniens près du Golf Hotel, QG d'Alassane Ouattara à Abidjan

La CEDEAO menace d’avoir recours à force pour faire partir le président sortant ivoirien. L’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine et les Etats-Unis sont, eux aussi, d’avis que Laurent Gbagbo doit abandonner le pouvoir.

Les autorités américaines se disent toujours disposées à aider M. Gbagbo à opérer « une sortie digne », y compris à l’accueillir aux Etats-Unis s’il renonce au pouvoir. Toutefois, cette offre n’est pas d’une durée illimitée, a averti Washington, ajoutant que le temps presse.

Le président Gbagbo insiste, de son côté, qu’il est le vainqueur légitime du second tour de la présidentielle et n’entend pas quitter la présidence.

Alors que la situation reste extrêmement tendue en Côte d’Ivoire, Amnesty International appelle la CEDEAO à placer le respect des droits humains au cœur de la médiation visant à convaincre Laurent Gbagbo de se retirer au profit d’Alassane Ouattara.

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