Liens d'accessibilité

Les barrières douanières régionales : un obstacle majeur en Afrique


Les barrières douanières régionales : un obstacle majeur en Afrique

Les barrières douanières régionales : un obstacle majeur en Afrique

Un expert de la Banque mondiale souligne qu’il existe de nouveaux marchés en Afrique et le continent doit les exploiter. Mais il semble plus difficile pour les Africains de faire affaires entre eux.

Selon un rapport de la Banque mondiale, les barrières douanières régionales constituent un obstacle majeur sur le continent africain et font perdre plusieurs milliards de dollars à certains pays.

Les auteurs de ce rapport intitulé La défragmentation de l’Afrique : approfondissement de l’intégration du commerce régional des biens et services, expliquent qu’il est beaucoup plus facile pour certains pays africains de faire du commerce avec le reste du monde qu’entre eux.

Paul Brenton, expert au département Afrique de la Banque mondiale, rappelle : «Le marché africain est composé de plusieurs sous-marchés qui, si on les mettait ensemble, permettraient à ces pays de bénéficier du commerce transfrontalier. Mais les barrières douanières reste leur obstacle majeur et fragmentent de ce fait le marché.»

Paul Brenton ajoute que les opportunités ne manquent pas pour ouvrir un plus large marché :

« Par exemple le secteur agricole : L’Afrique a un énorme potentiel pour produire et vendre ses produits, mais les tarifs douaniers limitent ce potentiel. Idem dans le secteur manufacturier : il y a de la place pour produire localement avec l’émergence de la classe moyenne dans un continent en pleine expansion. Mais encore une fois, rien ne se passe. Il y a aussi des opportunités qui s’offrent aux professionnels, les médecins, les enseignants, qui leur permettent de vendre leur produit au-delà des frontières. »

Un ingénieur chinois supervise un chantier à Khartoum, Soudan (16 fév. 2009)

Un ingénieur chinois supervise un chantier à Khartoum, Soudan (16 fév. 2009)

Le marché africain fait traditionnellement affaires avec l’Europe et les Etats-Unis, mais il a été très affecté par la récession mondiale. Paul Brenton de la Banque mondiale souligne qu’il existe de nouveaux marchés en Afrique et le continent doit les exploiter. Mais il semble plus difficile pour les Africains de faire affaires entre eux qu’au delà de leurs frontières.

La Banque mondiale recommande notamment un allègement des procédures aux frontières et l’utilisation de banques transfrontalières afin d’améliorer les transactions financières et élimimer les procédures coûteuses pour les licences de l’import-export.

La Banque a, jusqu’ici, dépensé plus de 4 milliards de dollars dans le commerce régional en Afrique. Une bonne partie de cet argent va aux infrastructures et au secteur de l’énergie. Ses investissement devraient passer à 5.7 milliards de dollars en juilllet 2012.

XS
SM
MD
LG