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Afghanistan : le demi-frère du président Hamid Karzai assassiné


Le président Hamid Karzai (à droite) et son demi-frère Ahmad Wali Karzai dans le district d'Argandab, province de Kandahar (Archives)

Le président Hamid Karzai (à droite) et son demi-frère Ahmad Wali Karzai dans le district d'Argandab, province de Kandahar (Archives)

Ahmad Wali Karzai était une personnalité controversée de la scène politique afghane. Considéré comme l’homme fort de Kandahar, il avait été accusé de crimes, de corruption et de trafic de drogue. Toutefois, il jouait un rôle-clé dans la stabilité de cette région stratégique.

Le très influent Ahmad Wali Karzai a été tué à Kandahar par un membre haut placé de sa garde rapprochée, a indiqué un responsable non identifié des services de renseignement afghans. Le meurtrier présumé a été abattu par les autres gardes du corps.

Les Taliban ont revendiqué la responsabilité de l’assassinat. Ahmad Wali Karzai était président du conseil de la province de Kandahar, région où est né le mouvement des Taliban et où il y a eu récemment un renforcement des troupes américaines.

C’est un président Karzai visiblement secoué qui a confirmé le décès de son frère lors d’une conférence de presse avec le président français Nicolas Sarkozy, en visite à Kaboul.« Mon jeune frère est devenu un martyr dans sa demeure aujourd’hui », a-t-il dit ajoutant qu’il s’agit, là, de la vie de tous les Afghans. Hamid Karzai a dit qu’il espère que ces misères que vit chaque famille afghane cesseront un jour.

Ahmad Wali Karzai s'adressant à des journalistes à Kandahar (Archives)

Ahmad Wali Karzai s'adressant à des journalistes à Kandahar (Archives)

Ahmad Wali Karzai était une personnalité controversée de la scène politique afghane. Considéré comme l’homme fort de Kandahar, il avait été accusé de crimes, de corruption et de trafic de drogue. Toutefois, il jouait un rôle-clé dans la stabilité de cette région stratégique. Le défunt frère du président Karzai avait toujours persuadé les tribus locales d’apporter leur soutien au gouvernement central.

Sa mort crée un vide à un moment ou l’OTAN et le gouvernement afghan tentent de reprendre l’initiative dans la guerre qui dure depuis dix ans. Les forces internationales assisteront le gouvernement afghan pour traduire ses assassins en justice, a déclaré le commandant sortant de ces forces, le général David Petraeus, qui a condamné le meurtre et présenté ses condololéances au président Karzai.

Le président afghan Hamid Karzai et son homologue français, Nicolas Sarkozy, à Kaboul le 12 juillet 2011

Le président afghan Hamid Karzai et son homologue français, Nicolas Sarkozy, à Kaboul le 12 juillet 2011

L’assassinat d’Ahmad Wali Karzai montre que les Taliban restent une force avec laquelle il faut compter, estime Daud Sultanzoi, ancien membre du Parlement afghan. « C’est une démonstration de puissance. Et ils ont montré jusqu’où ils peuvent aller et leur degré de pénétration. Cela signifie que nous devons compter avec eux et nous préparer au pire », a expliqué l’ancien député Sultanzoi pour qui le message est tout aussi important que l’acte qui le véhicule.

La police et l’armée ont été placées en état d’alerte maximum à Kandahar, des barrières et des postes de contrôle additionnels ont été érigés sur les routes dans l’espoir de capturer quiconque aurait trempé dans l’assassinat du demi-frère du président Karzai.

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