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Nigeria : des renforts de police envoyés à Jos


Des survivants des attaques du 25 décembre dans un hôpital de Jos

Des survivants des attaques du 25 décembre dans un hôpital de Jos

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a condamné les attaques séparées dans le centre et le Nord-est du Nigeria à l’origine des 38 morts de le week-end des fêtes de Noel.

Les autorités nigérianes ont déployé des forces de police anti-émeute additionnelles à Jos, dans le centre du pays, où des affrontements ont eu lieu dimanche, deux jours après que des explosions eurent fait 38 morts dans la ville.

Lors d’une visite à Jos dimanche, l’inspecteur général-adjoint de la police, Abubakar Audu, a déclaré que quatre unités mobiles de la police avaient été déployées à partir des états voisins et que la situation s’était stabilisée. « Pour le moment, la situation est relativement calme, je veux dire qu'elle est sous contrôle », a-t-il dit. M. AUDU a ajouté qu’il n’a pas eu d’informations faisant état de morts dans les affrontements de dimanche.

Une scène de rue à Jos

Une scène de rue à Jos

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a condamné les attaques séparées dans le centre et le Nord-est du Nigeria à l’origine des 38 morts du week-end de Noël.

Une série d’explosions a fait 32 morts et 74 blesses, vendredi, à Jos. La plupart des victimes faisaient leurs dernières courses de Noël. Des centaines de personnes ont été tuées ces dernières années dans cette ville, et dans les villages voisins suite à des affrontements entre groupes ethniques et religieux.

Les explosions de vendredi ont déclenché des affrontements entre des groupes armés musulmans et chrétiens à Jos dimanche matin. Le président nigérian, Goodluck Jonathan, s’est engagé samedi à traquer les responsables de ces attentats a la bombe.

Les autorités voient un mobile politique dans ces attaques qui, selon elles, visent à provoquer la violence entre musulmans et chrétiens afin de perturber les élections prévues en avril prochain.

Epave d'un minibus incendié à Jos

Epave d'un minibus incendié à Jos

Le commissaire à l’Information de l’Etat du Plateau, Gregory Yenlong, a déclaré que l’atmosphère reste tendue à Jos. « Les ennemis de l’Etat sont à l’œuvre. Les gens qui ne nous souhaitent pas du bien sont à l’œuvre. Les gens qui pensent qu’ils perdent politiquement dans le statu quo, sont à l’œuvre », a-t-il déclaré en expliquant que mesures radicales sont attendues.

Le gouverneur de l’Etat du Plateau a fait appel au gouvernement fédéral pour renforcer la sécurité et capturer les responsables des attentats à la bombe.

Le président Jonathan, un sudiste, essaie de rallier la nation à sa cause avant les élections primaires prévues au sein de son parti PDP au pouvoir et l’on craint que ses rivaux n’exploitent tout trouble social.

Epave d'une voiture incendiée devant l'église baptiste Victory de Maiduguri attaquée le 25 décembre par des militants présumés du groupe Boko Haram

Epave d'une voiture incendiée devant l'église baptiste Victory de Maiduguri attaquée le 25 décembre par des militants présumés du groupe Boko Haram

Sa candidature est jugée controversée à cause de l’accord tacite de partage du pouvoir entre le Nord et le Sud élaboré par son parti et stipulant l’alternance entre nordistes et sudistes à la tête du pays. Il termine le mandat d’un nordiste, Umaru Yar’Adua, dont il était le vice-président.

A la veille de Noël, six personnes ont aussi été tuées dans le nord-est du Nigeria au cours d’attaques contre des églises chrétiennes, entraînant une condamnation par le Pape Benoit XVI. Les autorités blâment les membres de la secte radicale musulmane Boko Haram, responsables d’un soulèvement l’année dernière.

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