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Accusations de viols en Centrafrique : levée de la garde à vue d'un militaire français


Des militaires français de l’opération Sangaris observent un jeune milicien anti-Balaka circulant avec une machette à Bangui, près du quartier PK 12, Centrafrique, 23 janvier 2014.

Des militaires français de l’opération Sangaris observent un jeune milicien anti-Balaka circulant avec une machette à Bangui, près du quartier PK 12, Centrafrique, 23 janvier 2014.

La garde à vue d'un militaire français entendu dans l'enquête sur des accusations de viols d'enfants en Centrafrique en 2013 et 2014 a été levée sans poursuite, a appris l'AFP mercredi de source judiciaire à Paris.

Quatre soldats ont été entendus, dont un en garde à vue, un caporal-chef de 32 ans. Tous appartiennent au 152è régiment d'infanterie de Colmar (Haut-Rhin).

Il s'agissait des premières auditions de militaires français dans cette enquête, qui porte sur des accusations de viols commis dans un camp de déplacés entre décembre 2013 et juin 2014, et vise 14 soldats français de l'opération Sangaris, stationnés à Bangui.

Les juges d'instruction, qui n'ont procédé à ce stade à aucune mise en examen, doivent faire la lumière sur de graves accusations : des militaires français de l'opération Sangaris ont-ils profité de la misère des enfants sur le camp de déplacés de l'aéroport M'Poko à Bangui pour leur faire subir des abus sexuels, contre de la nourriture, entre décembre 2013 et juin 2014?

L'affaire était restée secrète jusqu'à ce que le journal britannique The Guardian révèle fin avril l'existence d'une note confidentielle des Nations unies contenant les accusations d'enfants.

Avec AFP

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