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Accord sur le nucléaire iranien


Le chef de l'agence iranienne du nucléaire Ali Akbar Salehi et le directeur de l'AIEA Yukiya Amano

Le chef de l'agence iranienne du nucléaire Ali Akbar Salehi et le directeur de l'AIEA Yukiya Amano

L’Iran est parvenu à un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique concernant un accès plus étendu à ses installations nucléaires.

Cet accord est intervenu ce lundi à la faveur de la visite, à Téhéran, de Yukiya Amano, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Il s’agit d’une feuille de route faisant obligation à l’Iran d’autoriser, dans un délai de trois mois, l’accès des inspecteurs internationaux à sa principale mine d’uranium et à son usine de production d’eau lourde destinée à un réacteur situé près de la ville d’Arak.

Avant son départ pour Téhéran, Yukiya Amano avait déclaré que l'ONU disposait d’une batterie de propositions faites de «mesures concrètes» en vue de renforcer la coopération avec l’Iran. Cela faisait deux ans que l’AIEA cherchait à avoir un plus grand accès aux documents, personnel et installations du programme nucléaire iranien.

Le rideau s’est refermé dimanche sur les pourparlers entamés jeudi à Genève par l'Iran et les six puissances mondiales sans accord, notamment suite aux réticences de la France. Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry, sur la chaine américaine NBC, a assuré que l’administration Obama est déterminée à veiller à ce que tout accord avec l'Iran " soit une bonne affaire. "

"Je dirais qu’un certain nombre de pays, et pas seulement les Français, mais nous-mêmes et d'autres, voulaient s'assurer que nous avions adopté la fermeté nécessaire, la clarté nécessaire, pour être absolument certain que nous faisions le travail, sans tomber dans des concessions pouvant être marquées d’erreurs. C’est une affaire sérieuse et je pense que tous les pays y sont venus - c'est la première fois que le P5 est venu avec autant de possibilités, avec en face de lui un nouveau gouvernement iranien", a expliqué le chef de la diplomatie américaine.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Chine, la Russie et l'Allemagne cherchent à persuader l'Iran de suspendre les aspects de son programme nucléaire qui pourraient aboutir la mise au point d’armes nucléaires. Ils proposent en échange d’assouplir les sanctions prises contre Téhéran.

L’élection du nouveau président iranien modéré Hassan Rouhani en juin a suscité des espoirs de progrès dans les entretiens d’une part avec l’AIEA, et de l’autre avec les six puissances mondiales.

Israël, qui qualifie le programme nucléaire de l'Iran de menace mortelle, a mis en garde contre tout accord qui laisserait la capacité nucléaire de l'Iran intact, tout en donnant à Téhéran un répit par rapport aux sanctions.
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