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Accord entre Bamako et les rebelles touareg


Ag Intalla Algabass (à dr.) a dirigé la délégation d'Ansar Dine à Ouagadougou (18 juin 2012)

Ag Intalla Algabass (à dr.) a dirigé la délégation d'Ansar Dine à Ouagadougou (18 juin 2012)

Le texte a été signé, mardi 18 juin 2013, par le ministre malien de l'Administration territoriale, et par Bilal Ag Acherif du MNLA, et Algabass Ag Intalla du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad.

Le pouvoir malien et les rebelles touareg qui occupent Kidal, dans le nord du Mali, ont signé ce mardi 18 juin 2013, à Ouagadougou, un accord pour permettre la tenue de l'élection présidentielle du 28 juillet, à l'issue d'âpres négociations.

L'accord a été signé ce mardi dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, en présence du médiateur et président burkinabè Blaise Compaoré.

Selon l’AFP, lors d'une cérémonie au palais présidentiel du Burkina Faso, pays médiateur, les deux camps ont signé ce document qui prévoit un cessez-le-feu, un retour de l'armée malienne à Kidal et un cantonnement des combattants touareg sur des sites de regroupement.

Selon les médias, le nouvel accord stipule que les forces de sécurité maliennes et les fonctionnaires civils pourront retourner à Kidal avant l'élection présidentielle du 28 Juillet.

Ces derniers jours, le point d’achoppement des négociations concernait le désarmement du MNLA qui occupe la région de Kidal (Nord-Est).

« Il a été décidé que le MNLA sera effectivement désarmé tout juste après la signature de cet accord. Mais tout cela de façon progressive en collaboration avec les deux forces : la force de l’ONU et la force de l’Union Africaine, » explique notre correspondant à Ouagadougou Zoumana Wonogo.


Le texte, baptisé "Accord préliminaire à l'élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali", a été signé, pour Bamako, par le ministre malien de l'Administration territoriale, le colonel Moussa Sinko Coulibaly. Bilal Ag Acherif et Algabass Ag Intalla y ont apposé leur signature au nom des deux groupes touareg, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA).

Ce compromis marque l'aboutissement d'une dizaine de jours de difficiles
discussions, lancées le 8 juin par le président burkinabè Blaise Compaoré.

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