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Abaaoud, cerveau présumé des attaques de Paris, est mort lors de l'assaut de Saint-Denis


An undated photograph of a man described as Abdelhamid Abaaoud that was published in the Islamic State's online magazine Dabiq and posted on a social media website.

An undated photograph of a man described as Abdelhamid Abaaoud that was published in the Islamic State's online magazine Dabiq and posted on a social media website.

La mort du présumé "cerveau" des attaques de Paris a été annoncée jeudi par le parquet de Paris. "Il s'agit du corps découvert dans l'immeuble, criblé d'impacts".

Le jihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats de Paris, a bien été tué pendant l'assaut des forces de police mercredi à Saint-Denis, en banlieue parisienne, a annoncé jeudi 19 novembre le procureur de Paris.

"Abdelhamid Abaaoud vient d'être formellement identifié, après comparaison de traces papillaires, comme ayant été tué au cours de l'assaut (...) Il s'agit du corps découvert dans l'immeuble, criblé d'impacts", selon un communiqué de François Molins, chargé de l'enquête sur les attaques qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés.

Le Premier ministre français Manuel Valls a salué la neutralisation d'"un des cerveaux" des attentats.

"Abaaoud, le cerveau de ces attentats - l'un des cerveaux car il faut être particulièrement prudent et nous savons les menaces - se trouvait parmi les morts", a déclaré le chef du gouvernement devant les députés.

Petit délinquant bruxellois radicalisé, Abaaoud, 28 ans, était parti combattre en Syrie en 2013, où il est devenu l'un des visages de la propagande francophone du groupe Etat islamique (EI) sous le surnom d'Abou Omar al-Baljiki ("le Belge" en arabe).

Déjà un aller-retour en Europe fin 2014

Il s'était illustré fin 2014 par un aller-retour en Europe à la barbe des services de renseignement, pour y préparer des attentats finalement déjoués.

Mercredi, François Molins l'avait présenté comme "l'instigateur" présumé "de nombreux projets d'attentats en Europe pour le compte de l'organisation terroriste Etat islamique".

Après l'identification de Abaaoud, les enquêteurs s'attachent désormais à identifier les restes d'une deuxième personne morte dans l'appartement de Saint-Denis. Les policiers qui sont intervenus pensent qu'il s'agit d'une femme ayant déclenché son gilet d'explosifs.

Huit personnes ont par ailleurs été arrêtées au cours de l'opération, dont les identités n'ont pas été encore divulguées.

La traque se poursuit par ailleurs contre Salah Abdeslam, 26 ans, un autre suspect clé, membre présumé du groupe qui a mitraillé le 13 novembre les terrasses de cafés et restaurants parisiens, avec son frère Brahim Abdeslam qui s'est fait exploser.

Il est activement recherché après sa fuite samedi de Paris. Deux complices présumés de cette fuite ont été arrêtés à Bruxelles et inculpés pour "attentat terroriste". Un autre jihadiste, non identifié, serait peut-être aussi en cavale.

Avec AFP

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