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Abandon des poursuites contre le ministre sud-africain des Finances


Le ministre des Finances Pravin Gordhan reacts lors d'une conférence de presse à Sandton près de Johannesburg, le 14 mars 2016.

Le ministre des Finances Pravin Gordhan reacts lors d'une conférence de presse à Sandton près de Johannesburg, le 14 mars 2016.

La justice sud-africaine a abandonné les poursuites pour fraude engagées il y a trois semaines contre le ministre des Finances Pravin Gordhan, une affaire à l'origine de vives tensions politiques au sein du gouvernement.

"J'ai décidé de renoncer à la décision de poursuivre" M. Gordhan et ses deux coaccusés, a déclaré Shaun Abrahams lors d'une conférence de presse, affirmant qu'il était "convaincu (qu'ils) n'avaient pas eu l'intention d'agir contre la loi".

M. Abraham avait annoncé le 11 octobre l'ouverture d'une enquête contre M. Gordhan, soupçonné d'avoir favorisé les conditions du départ à la retraite d'un haut fonctionnaire en 2010 lors de son premier passage aux Finances (2009-2014).

Le ministre devait comparaître pour la première fois ce mercredi devant un tribunal de Pretoria.

Rejoint par l'opposition et de nombreux analystes, M. Gordhan a dénoncé ces accusations comme sans fondements et les a attribuées au camp du président Jacob Zuma, auquel il s'oppose sur la gestion des entreprises publiques et la lutte anticorruption.

Cette affaire a fait éclater au grand jour de vives dissensions au sein du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC).

Plusieurs de ses poids lourds ont publiquement apporté leur soutien au ministre, dont le vice-président Cyril Ramaphosa, et le chef des députés de l'ANC, Jackson Mthembu, a même réclamé la démission du président Zuma.

Mardi dernier, le chef de l'Etat avait nié toute influence sur les poursuites lancées par la justice contre M. Gordhan.

Plusieurs partis d'opposition, mais aussi des compagnons de route de l'ancien président Nelson Mandela, avaient appelé à manifester mercredi pour soutenir M. Gordhan.

Elu en 2009, M. Zuma doit céder sa place à la tête de l'Etat à l'occasion des élections générales de 2019 mais son autorité est de plus en plus ouvertement contestée au sein de son parti.

Avec AFP

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