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Nigeria: bilan des violences électorales


Nigeria: bilan des violences électorales

Nigeria: bilan des violences électorales

Au moins 800 personnes ont péri dans les violences post-électorales du mois dernier au Nigeria, estime Human Rights Watch.

A la suite de l’annonce de la victoire du president Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud du Nigeria, les partisans du candidat nordiste Muhammadu Buhari ont brulé des bureaux de la commission électorale et des commissariats de police. Les incidents ont ensuite pris une tournure régionaliste, selon Eric Gutt-schuss de Human Rights Watch. "Des gens originaires du Sud qui étaient perçus comme des partisans du president Goodluck Jonathan ont été également attaqués ; leurs maisons et leurs boutiques ont été incendiées." explique-t-il.

Les plus graves incidents ont été enregistrés dans l’Etat de Kaduna, où au moins 180 personnes ont été tuées dans les villes de Kaduna et Zaria, a dit Eric Gutt-schuss. Les chrétiens de certaines zones du sud de l’Etat de Kaduna ont lancé des attaques de réprésailles. Plus de 500 personnes ont été tuées dans le Sud de l’Etat de Kaduna, des musulmans pour la plupart, a précisé Guttschuss.

Selon l’expert de Human Rights Watch, les forces de sécurité se sont elles aussi livrées à des violations des droits fondamentaux durant les troubles. “En réagissant à la violence, les soldats tout comme les policiers ont eu recours à la force excessive, y compris les exécutions extrajudiciaires de personnes sans armes, et dans certaines zones, la bastonnade systématique des personnes arrêtées durant ou après les heurts.”

Le président Goodluck Jonathan a mis sur pied un panel de 22 membres pour faire la lumière sur ces violents incidents et déterminer comment les prévenir. A ce propos, Human Rights Watch a déterminé que les violences passées ont été souvent provoquées par des mesures discriminatoires à l’égard des non-autochtones.

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