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A dix jours de la présidentielle, Bongo dénonce les appels à la violence au Gabon


Le président du Gabon Ali Bongo s'adresse aux médias à Nairobi, Kenya, le 30 avril 2016.

Le président du Gabon Ali Bongo s'adresse aux médias à Nairobi, Kenya, le 30 avril 2016.

A dix jours de l'élection présidentielle, le chef de l'Etat sortant du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a dénoncé des appels "à la discorde et à la violence", dans un discours prononcé à l'occasion de la Fête de l'Indépendance célébrée mercredi.

"Hélas, comme président de la République, j'entends aujourd'hui des voix qui, inconscientes, appellent à la discorde et à la violence. Ces voix insultent nos anciens qui bâtirent notre maison commune", a déclaré le président dans un discours télévisé à la Nation diffusé mardi soir, à la veille des célébrations du 56e anniversaire de l'indépendance du Gabon.

"Le 27 août 2016, l'élection présidentielle appelle tous les citoyens inscrits à voter. (...) C'est pourquoi, je demande au Gouvernement de la République de prendre toutes les dispositions pour s'assurer que les citoyens iront accomplir leur devoir dans la paix et en toute sécurité", a ajouté le président sortant.

M. Bongo est candidat à un nouveau septennat face à 11 autres candidats dont un seul qui semble en mesure de l'inquiéter, Jean Ping. L'ex-président de la commission de l'Union africaine a bénéficié mardi du désistement de deux autres poids lourds.

M. Ping est accusé par le camp présidentiel de représenter "un risque pour le Gabon de basculer dans la violence" car "tout son propos est violent", selon le porte-parole du gouvernement Alain-Claude Bilie-By-Nze.

Dans son allocution d'une dizaine de minutes, le président élu en 2009 a défendu son bilan : construction de routes, développement de l'agriculture, couverture maladie.

"Je sais que vous souffrez et que beaucoup de choses restent à faire", a-t-il répété promettant comme à toutes ses réunions publiques "l'égalité des chances".

Sur Twitter, l'équipe du président est très active et a commenté en direct le discours d'Ali Bongo :

Quelque 628.000 électeurs sont appelés à retirer leur carte d'ici le scrutin à un tour du 27 août dans cet Etat francophone d'Afrique centrale producteur de pétrole qui compte environ 1,8 million d'habitants.

Avec AFP

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