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Kenya : des églises accusent le gouvernement des attentats du Parc Uhuru


Le Conseil national des églises du Kenya dit n’avoir « aucun doute » que le gouvernement est impliqué, directement ou indirectement, dans ces attaques.

Un groupe d’églises kenyanes a accusé, lundi, le gouvernement d’être impliqué dans les deux explosions qui ont fait six morts et une centaine de blessés, dimanche, à Nairobi. Le Conseil national des églises du Kenya dit n’avoir « aucun doute » que le gouvernement est impliqué, directement ou indirectement, dans ces attaques. Les explosions ont eu lieu au Parc Uhuru de Nairobi, où des leaders politiques et religieux s’étaient rassemblés dans le cadre d’une campagne contre le nouveau projet de Constitution.

Pour sa part, le président kenyan Mwai Kibaki a condamné les deux attentats, dans une déclaration, et a appelé au calme. Il a assuré que le gouvernement est déterminé à aller au fond de cette affaire. Les autorit[s ont annoncé l'ouverture d'une nequête.

Les Kenyans doivent se prononcer, par référendum, sur le projet de Constitution le 4 août prochain. Le document découle de l’accord de partage de pouvoir de 2008 entre le président Kibaki et son rival, le Premier ministre Raila Odinga. Parmi les changements qu’il propose : un gouvernement plus réduit ainsi qu’un nouveau système parlementaire.

Les partisans de la nouvelle Constitution disent qu’elle aidera à combattre la corruption et les abus de pouvoir. Quelques membres du gouvernement ainsi des leaders religieux la rejettent du fait qu’elle autorise l’avortement lorsque la santé de la mère est en danger.

Le président kenyan et le Premier ministre soutiennent la nouvelle constitution. Les Etats-Unis exhortent les Kenyans à mettre en œuvre de profondes réformes politiques et judiciaire pour empêcher une répétition des violences postélectorales de 2008 qui avaient fait quelques 1300 morts.

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