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Washington définit sa politique vis-à-vis du Soudan


Les Etats-Unis se disent disposés à aider le Soudan si des "avancées vérifiables" sont constatées sur le terrain, tout en menaçant Khartoum de pressions accrues, si ce pays ne répondait pas à la nouvelle politique américaine destinée à mettre fin au "génocide" au Darfour. Tel est ce qui ressort d’un point de presse donné lundi par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice et l’émissaire du président Obama au Soudan, le général Scott Gration.


La secrétaire d’Etat américaine a, d’entrée de jeudi souligné l’importance accordée par l’administration Obama à la crise au sort du peuple soudanais. « Le Soudan, dit-elle est le plus grand pays d’Afrique, un pays déchiré par des antagonismes à caractère tribal, ethnique, racial et politique pendant une bonne partie de son demi-siècle d’indépendance.
Quoi que la signature de l’accord global de paix entre le nord et le sud fût une avancée historique, a-elle expliquée, le Soudan est aujourd’hui à la croisée des chemins. Et ce ne sera pas une chose aisée que d’y ramener la paix et la stabilité. La partie n’est pas gagnée d’avance.

Dans la foulée, Hillary Clinton a défini la stratégie qu’entend suivre Washington de la manière : mettre d’abord fin aux hostilités, aux violations massives des droits humains, abus, crimes de guerre et au génocide au Darfour. Il va ensuite falloir mettre en œuvre l’accord de paix global, pour rétablir un Soudan uni, en paix à l’horizon 2011, ou s’engager dans un processus débouchant sur la création de deux états séparés et viables, vivant en paix, l’un avec l’autre. Il s’agit en troisième lieu de veiller à ce que le Soudan ne serve pas de havre de paix pour terroristes.

L’approche ainsi définie, prend simultanément en compte, dit-elle la crise au Darfour et l’accord global de paix.Qu’on me comprenne bien… L’heure n’est plus au bavardage, aux promesses en l’air, et il s’agit encore moins de perdre du temps sur de prétendus malentendus et autres préjugés.


Pour sa part, l’ambassadeur Susan Rice a prévenu que toute partie soudanaise cherchant à faire marche arrière ou à freiner des quatre fers subira des conséquences considérables.
«Toutes les parties auront à répondre de leurs actes, a conclu l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU. » Quant à l’émissaire du président Obama au Soudan, il s’est borné à souligner l’urgence du moment. Il ne reste plus que six mois avant les élections, a dit le général Scott Gration, et 15 mois seulement avant la tenue du référendum d’auto-détermination. Le succès passera par un franc-parler avec l’ensemble des parties soudanaises nous ne devons pas nous arrêter tant que la mission ne sera pas accomplie..

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