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Espace : la navette Endeavour poursuit sa mission


Endeavour, qui est actuellement arrimée à l’ISS, la station spatiale internationale en orbite autour de la Terre, a sept astronautes à bord, dont deux femmes et un Canadien.

Son commandant de bord est Scott Kelly, un officier de la marine américaine qui travaille pour la NASA, l’agence spatiale des Etats-Unis, depuis 1996. Le commandant Kelly a déjà effectué un vol sur une navette en décembre 1999. Il était à l’époque co-pilote dans le cadre d’une mission pour moderniser le télescope spatial Hubble.

Scott Kelly a du pain sur la planche durant son nouveau voyage dans l’espace. L’objectif initial de l’actuelle mission d’Endeavour, la première depuis 2002, était la poursuite de la construction de la station internationale en orbite autour de la Terre. Une tâche à laquelle l’équipage s’est attelé dès samedi dernier. L’astronaute Rick Mastracchio et son collègue canadien Dave Williams ont tout d’abord remplacé un gyroscope défectueux de l’ISS. Puis ils ont installé un tronçon métallique d’assemblage d’un poids d’une tonne et demie en vue d’étendre l’ossature de la station.

Toutefois, l’analyse des images vidéo du décollage de la navette a révélé la chute d’un morceau de mousse isolante du bouclier thermique de l’engin. Une inspection du bouclier a confirmé l’existence d’une brèche de plusieurs centimètres sur le fuselage, un problème pris très au sérieux par la NASA, qui n’a pas oublié la catastrophe de la navette Columbia en 2003. Columbia s’était désintégrée à son retour sur Terre, à cause justement d’une brèche dans la protection thermique de son aile gauche due au détachement d’un morceau de mousse isolante du réservoir externe après le décollage. Tout l’équipage avait péri dans la catastrophe.

Pour le moment, les ingénieurs de la NASA continuent leurs analyses des dégâts sur le bouclier thermique d’Endeavour pour déterminer la gravité du problème et les possibles mesures à prendre. Selon John Shannon, directeur de la mission de la navette, à première vue, une réparation ne semble pas nécessaire. Mais la décision en ce sens ne sera pas prise avant examen minutieux de la brèche. Parmi les options envisagées pour la colmater: une sortie dans l’espace avec les matériaux adéquats pour réparer les dégâts et garantir la fiabilité d’Endeavour pendant sa rentrée dans l’atmosphère terrestre. La température sur le site de la brèche atteint à ce moment 1.260 degrés centigrades sous l’effet du frottement à plus de 20.000 km à l’heure sur les couches denses de l’atmosphère.


En attendant la décision de la NASA, Scott Kelly, le commandant de bord, se dit optimiste concernant la suite des événements. Dans une interview accordée à la presse depuis l’espace mardi, il a affirmé n’avoir aucune crainte au sujet de la rentrée de son engin sur Terre. La mission d’Endeavour doit durer en principe jusqu’au 22 août.


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