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Plan de relance : selon le président, un échec pourrait mener à la catastrophe


Le président Obama a tenu lundi soir sa première conférence de presse à une heure de grande écoute. D’entrée de jeu, il a donné le ton avant de répondre aux questions des journalistes : « Je suis allé aujourd’hui à Elkhart dans l’Indiana. Elkhart est un endroit où on a perdu des emplois beaucoup plus vite que partout ailleurs aux Etats-Unis. En une année, le taux de chômage y est passé de 4,7 à 15,3 %. »

Selon le président américain, 598 000 personnes ont perdu leur travail le mois dernier aux Etats-Unis. « Voilà pourquoi la partie la plus importante de ce plan, c’est le fait qu’il va sauver ou créer quatre millions d’emplois, normaliser le marché du crédit et stabiliser le marché des maisons. »

Pour M. Obama, il y a donc urgence, car si rien n’est fait la crise pourrait tourner en catastrophe. « Si vous tardez à agir sur une économie si sévèrement touchée, alors potentiellement vous créez une spirale négative d’où il sera beaucoup plus difficile de sortir. »

Il appelle donc le Congrès à adopter rapidement ce plan qui doit d’ailleurs être soumis mardi au vote du Sénat. A ce niveau, beaucoup de républicains font de la résistance. Barack Obama en a profité pour répondre aux critiques en disant qu’il a hérité des républicains un déficit budgétaire de plus de mille milliards de dollars. Il a appelé démocrates et républicains à « rompre avec les vieilles habitudes et à sortir de la rigidité idéologique ».

En matière de politique étrangère, le président Obama a dit clairement que l’Afghanistan sera un grand défi. Selon lui, on ne saurait laisser Al Qaida opérer librement sur le territoire afghan ou dans les montagnes le long de la frontière avec le Pakistan. « Nous devons avoir une approche régionale pour extirper ces refuges pour terroristes. Il n’est pas acceptable pour le Pakistan et nous d’avoir des gens qui, en toute impunité, vont tuer des hommes, des femmes et des enfants innocents. »

A propos de l’Iran, Barack Obama a dit que ce pays finance des organisations comme le Hamas et le Hezbollah et essaie d’avoir l’arme nucléaire, mais le président américain a défendu une nouvelle approche vers un dialogue constructif, disant que c’est à l’Iran d’envoyer des signaux.

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