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Après un an au pouvoir, la politique africaine de l’administration Obama


Il y avait beaucoup d’espoir et de nombreuses attentes lorsque Barack Obama prenait le pouvoir il y a un an. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Mojubaolu Olufunke Okome, d’origine nigériane, est professeure de science politique à l’Université de la ville de New York. « J’aime le président Obama et peut-être vais-je être clémente avec lui, mais je pense qu’il représente son pays et, alors que l’Afrique n’a jamais été une priorité de la politique américaine, cela ne va pas changer en un jour simplement parce que le fils d’un Kenyan et d’une Américaine est maintenant président des Etats-Unis. »

Il y avait beaucoup de bonnes intentions et d’idées dans le discours du président Obama au Ghana, en juillet dernier, mais il y a eu très peu de changement, estime, de son côté, Mwangi Kimegni, originaire du Kenya et chercheur à la Brookings Institution. « Lorsqu’il est allé au Ghana, un élément important de son message a été la bonne gouvernance en Afrique, et il avait même précisé qu’il était prêt à travailler avec l’Afrique, à soutenir l’Afrique, mais que la gouvernance devait être la pierre angulaire de la politique des leaders africains. Depuis, nous avons vu quelques tentatives pour s’imposer, mais je ne crois pas que cette administration ait fait assez. On ne peut pas dire que quelque chose a changé dans les anciennes manière de procéder ».

Steve Mc Donald, directeur du programme Afrique du Centre Woodrow Wilson, partage cet avis. « Le secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines, Johnnie Carson, est un professionnel respecté sur le terrain. Michelle Gavin, chargée de l’Afrique au Conseil national de sécurité, est aussi très respectée. Susan Rice, l’ambassadeur à l’ONU, est bien connue en Afrique et elle aussi est très respectée, tout comme bon nombre d’émissaires spéciaux, celui pour la région des Grands Lacs. (…) Mais on ne voit pas encore de changement de politique. »

Parmi les nombreux défis auxquels Barack Obama devra faire face dans les prochains mois, il y a bien sûr le Darfour, le Sud-Soudan, l’incertitude politique pour des poids lourds régionaux comme le Nigéria ou le Kenya, de même que la question des extrémistes musulmans qui trouvent refuge en Somalie ou dans le « No man’s land » allant de la Mauritanie au Tchad.

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