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La CEDEAO suspend le Niger


La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a suspendu le Niger, à cause de son refus de reporter les élections législatives …


Les appels de dernière minute de la Cédéao ont été ignorés par le président Tandja. L’Organisme sous régional a donc décidé de mettre ses menaces à exécution. Abdel Fatau Musah, chef du département politique de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest explique que la CEDEAO a pris attache avec Addis Abeba pour transmettre le dossier Niger au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. "La décision que pourrait prendre cette instance pourrait être entérinée par l’ONU. Et nous savons que nos partenaires comme l’Union européenne envisage aussi des mesures fortes contre le président Tandja et les autorités nigériennes pour avoir foulé au pied leur constitution", a expliqué Musah.


L’opposition nigérienne a appelé au boycottage de ces législatives. Pour Alat Mogaskiya, l’un des fondateurs du parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, « dès lors que c’est une entreprise anticonstitutionnelle, la conséquence est que tout démocrate nigérien s’en démarque… tout ce qui découle du réfendum est anti-constitutionnelle, donc illégal et illégitime ».

Pour sa part, le secrétaire à la communication du MNSD, le parti au pouvoir, Issoufou Tamboura estime que « cela n’empêche pas que la république continue son chemin. L’assemblée nationale sera mise en place et fera son travail ». Les élections législatives en cours vont ouvrir un boulevard politique devant le président Tandja, qui disposera d’une assemblée nationale à sa dévotion, d’une nouvelle court constitutionnelle, auxquelles s’ajoutent trois années de rallonge et la fin de la limitation des mandats présidentiels.

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