Liens d'accessibilité

Hissène Habré saisit la Cour de justice de la CEDEAO


La Cour de justice de la CEDEAO siégeant à Abuja au Nigéria a entamé l'examen d'une plainte déposée contre le Sénégal par l'ancien président tchadien Hissène Habré. Le plaignant reproche notamment au pays d’Abdoulaye Wade d’avoir violé le principe de « l'autorité de la chose jugée" ainsi que celui de la « non-rétroactivité de la loi pénale".


L’avocat d’Hissène Habré, maître François Serres s’interroge sur les raisons qui poussent le Sénégal à porter un nouveau procès contre son client. Le recours a pour objet selon lui de dire que le client a déjà été jugé et qu’en application de la charte africaine des droits de l’Homme on ne peut pas juger deux fois le même homme pour les mêmes faits. Au regard du principe de sécurité judiciaire, dit-il, Il y a de quoi s’inquiéter des conditions d’équité dans lesquelles va se dérouler le procès. Il est temps, conclut-il, que l’acharnement judiciaire s’arrête.

Monsieur Habré est accusé de crimes présumés contre l'humanité, et c’est l’Union Africaine qui a chargé le Sénégal de juger l’ex-leader tchadien.
Pour sa part, le président de l’Union inter-africaine des droits de l’Homme, maître Brahima Koné explique que Maître Brahima Koné estime que les tribunaux sénégalais sont compétents au vue de la demande de l’Union africaine, et de la convention internationale contre la torture, laquelle prévoit l’application du principe de compétence universelle. Maître Koné déplore la volonté humaniste affichée par la communauté internationale et le terrain, et reproche à « une bande de chefs d’Etat de favoriser l’impunité.

XS
SM
MD
LG