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Washington sanctionne la junte guinéenne


L’Union Africaine et les Etats-Unis ont annoncé des sanctions contre les responsables de la junte militaire et du gouvernement du Guinée. Ils ne pourront plus entrer sur le territoire américain, a indiqué jeudi le département d'Etat. Selon William Fitzgerald, sous-secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines, il s’agit des leaders de junte, des membres du gouvernement, les conseillers politiques et économiques du capitaine Moussa Dadis Camara.

Selon lui, les Etats-Unis souhaitent la tenue d’élections libres, la restauration d’un gouvernement constitutionnel. La politique américaine consite, dit-il à coordonner et à soutenir les efforts des organisations régionales et sous-régionales.

L’Union Africaine a elle aussi annoncé jeudi des sanctions contre la junte en Guinée. Elles prennent la forme de refus de délivrer des visas, de restrictions de voyages et de gel d'avoirs et vont toucher le président, les membres de la junte et toute autre personne, civile ou militaire, dont les activités sont destinées à maintenir le statu quo inconstitutionnel en Guinée.

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest avait déjà imposé samedi un embargo sur les armes à destination de la Guinée. La communauté internationale réagit à la détérioration de la situation sécuritaire en Guinée, avec la multiplication d'exactions, d'atteinte aux droits humains, d’assassinats ciblés et d’arrestations.

Parmi les détenus figurent Thierno Baldé, Directeur de l'Institut de recherche sur la démocratie et l'Etat de droit (IRDED), et des jeunes guinéens membres de la Fédération des associations de jeunesses guinéennes (FAJEG), qui avaient déclenché, sous sa direction, une grève de la faim mercredi pour protester contre les massacres et la violence perpétrés par les forces de sécurité.

Ils ont été interpellés par des militaires qui les auraient conduits au Camp Alpha Yaya Diallo.
Signalons également que le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé la création d’une commission d’enquête internationale pour mener des investigations sur les violences en Guinée afin de déterminer la responsabilité des personnes impliquées.

Dans un communiqué, le Conseil a également condamné fermement la violence et appelé les autorités guinéennes à inculper et traduire en justice les coupables. Par ailleurs, il s’est félicité de décision de la CEDEAO d’appuyer l’ONU dans sa démarche pour faire mener une enquête internationale sur les événements du 28 septembre. Et le Conseil a pris « note du fait que les autorités guinéennes se sont officiellement engagées à aider la commission d’enquête internationale à mener ses travaux en toute sécurité ».

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