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Onze candidats à l’assaut de la magistrature suprême en Guinée Bissau


La campagne présidentielle pour l’élection présidentielle a pris vendredi. Après avoir passé une bonne partie du mois à battre campagne à l’intérieur du pays, les 11 candidats en lice ont tenu leurs derniers meetings dans la capitale. Compte tenu de la succession de coups d’Etat qui ont ponctué l’histoire de la Guinée Bissau depuis l’indépendance, la communauté internationale - à commencer par les pays voisins - s’est fortement impliquée pour faire de cette élection un succès. Voici ce que disait le président Umaru Musa Yar’Adua, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, lors du sommet de cette organisation dimanche dernier : « Il y a, dit-il, un besoin crucial de restauration de la stabilité politique et économique en Guinée Bissau. Et j’espère que nous ferons tout notre possible pour consolider la démocratie en Afrique de l’Ouest, a souligné le chef de l’état nigérian ».
Le représentant de l’Union européenne à Bissau, Franco Nulli, lui, s’est dit encouragé par le fait que les militaires ne se soient pas emparés du pouvoir à la mort du président Joao Bernardo Vieira. Il souhaite au passage une plus grande séparation entre l’armée et la classe politique.
Les réformes souhaitées en Guinée Bissau concernent aussi bien la fonction publique, que le système judiciaire, l’assainissement des finances publiques que les forces de sécurité, a souligné le représentant de l’Union européenne à Bissau. Le groupe de contact international composé de la CEDEAO, de l’ONU et de la Communauté des états lusophones, préconise la mise en place d’un fond de retraite pour les militaires ayant atteint l’âge requis. Il faudra également reconstruire les casernes et procéder à un recensement permettant au nouveau gouvernement de démobiliser les militaires actuellement en service et d’en recruter de nouveaux.

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