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La crise alimentaire mondiale débattue à Rome et au Cap


La flambée des prix des denrées alimentaires dans le monde mobilise la communauté internationale. Le dossier a été débattu à la conférence de la FAO, à Rome, et au Forum économique mondial du Cap, en Afrique du Sud.

A la clôture du sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire, les délégués se sont engagés à oeuvrer, de concert, pour mettre fin aux souffrances des populations affectées par la crise alimentaire en contribuant à l’augmentation de la production alimentaire dans le monde.

On a failli ne pas parvenir à un accord, jeudi, quand plusieurs pays d’Amérique latine ont émis de fortes objections à une version du projet de déclaration. Cuba exigeait que ce texte condamne les sanctions des Etats Unis contre le régime de la Havane. De son côté, l’Argentine critiquait la formulation de ce texte sur les obstacles au commerce.

Autre dossier épineux examiné à ce sommet de Rome: les biocarburants. D’après les estimations des Nations Unies, il va falloir mobiliser entre 15 et 20 milliards de dollars chaque année, pour enrayer la flambée des prix des denrées alimentaires.

La flambée des prix des denrées alimentaires pourrait entraîner des bouleversements sociaux et les gouvernements, à eux seuls, ne peuvent pas faire grand chose, a déclaré, Jacob Zuma, le secrétaire général de l’ANC, au Forum économique mondial du Cap, en Afrique du sud. Pour M. Zuma, la cherté des prix de l’alimentation constitue « une bombe à retardement ». Les gouvernements, dit-il, ne peuvent pas faire grand chose pour enrayer la hausse des prix et ce qu’il faut, c’est une solution globale à ce problème.

On sait que depuis un an, les prix du maïs, du blé et du riz ont monté en flèche, ce qui grève les budgets et a entraîné des émeutes ou des protestations dans une dizaine de pays, dont plusieurs en Afrique de l’Ouest.



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