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Nouvelle résolution sur l'Iran


Six puissances mondiales, à savoir l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, la Chine, la Russie et les Etats-Unis, se sont mises d’accord pour poursuivre leurs consultations sur le texte d’une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité des Nations-Unies en rapport avec les efforts de l’Iran pour être en mesure de se doter d’armes nucléaires.

Depuis décembre 2006, le Conseil de Sécurité a déjà adopté à l’unanimité deux résolutions imposant des sanctions contre l’Iran, qui n’a toujours pas suspendu ses activités d’enrichissement et de retraitement de l’uranium. L’uranium hautement enrichi peut servir à fabriquer des armes nucléaires.

Le sous-secrétaire d’Etat pour les Affaires politiques au département d’Etat américain, Nicholas Burns, a fait les commentaires suivants sur la décision, à ce sujet, des six puissances mondiales, c’est-à-dire les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité plus l’Allemagne. “Ces pays souhaitent achever leurs travaux sur le texte d’une résolution visant à imposer des sanctions. C’est la tâche à laquelle nous nous attelons. Ils menaçaient de soumettre cette résolution à un vote, et nous avons fait cela.”

Ces six puissances mondiales ont convenu de reporter jusqu’en novembre la prise de nouvelles sanctions contre l’Iran, dans l’attente de rapports qui doivent être soumis par l’AIEA, l’Agence internationale de l’Energie atomique, et par Javier Solana, le Haut Représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Dans son rapport, le directeur général de l’AIEA, Mohamed El Baradei indiquera si l’Iran, comme convenu récemment, s’est entièrement conformé à sa décision de résoudre toutes les questions concernant ses activités nucléaires, notamment ses programmes de centrifugeuses dits P-1 et P-2.

Pour sa part, le diplomate principal de l’Union européenne, Javier Solana se penchera, dans son rapport, sur un nouvel effort visant à convaincre l’Iran de suspendre toutes ses activités d’enrichissement et de retraitement de l’uranium, et de mettre en vigueur le Protocole supplémentaire à l’accord sur les mesures de sécurité de l’AIEA, un document qui appelle l’Iran à faire preuve de davantage de transparence concernant son programme nucléaire. Si ces deux séries d’efforts ont échoué, le Conseil de Sécurité de l’ONU adoptera de nouvelles sanctions.

Le sous-secrétaire d’Etat américain Nicholas Burns dit que les six nations montrent à l’Iran que “nous souhaitons trouver un moyen diplomatique pacifique pour aller de l’avant sur le dossier nucléaire, mais que nous sommes certainement prêts à prendre d’autres mesures, sous forme de sanctions, pour sévir contre l’Iran s’il ne se conforme pas aux obligations établies.”

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