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Rapport de l'AIEA sur l'Iran


L’Agence internationale de l’Energie atomique a rendu public son nouveau rapport sur le programme nucléaire de l’Iran. Il en ressort que Téhéran poursuit ses travaux sur les technologies capables de contribuer à la production de matière fissile utilisée dans les armes nucléaires. Le rapport note également que l’AIEA est de moins en moins en mesure d’obtenir des informations au sujet du programme nucléaire iranien suite au manque de coopération et de transparence de la part de Téhéran.

Le porte-parole adjoint du département d’Etat américain, Sean McCormack, dit que la décision de l’Iran de répondre seulement à certaines des nombreuses questions soulevées par l’AIEA représente une tentative de manipulation. « Alors que les Iraniens cherchent à détourner l’attention de tout le monde des réponses partielles qu’ils ont fournies au sujet de certaines de leurs activités du passé, les possibilités pour l’AIEA de savoir ce qu’ils font actuellement sur le terrain, dans leur pays, par rapport à leur programme nucléaire, commencent à diminuer. Et c’est certainement préoccupant. C’est préoccupant pour le reste du monde et, certainement, pour les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU. Ces derniers qui forment avec l’Allemagne le groupe de travail à ce sujet vont prendre bonne note du fait que l’Iran poursuit son programme d’enrichissement de l’uranium, en dépit du fait que la communauté internationale lui a demandé de suspendre lesdites activités. »

En 2006, les Etats-Unis se sont joints à la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine pour offrir à l’Iran un ensemble de mesures d’incitation et l’opportunité d’avoir des négociations sur un grand nombre de dossiers, si Téhéran suspend toutes ses activités liées à l’enrichissement et au retraitement de l’uranium. La porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a dit que le rapport de l’AIEA montre clairement que l’Iran décline encore cette offre. « Le président George W. Bush a autorisé un changement de la politique américaine qui aurait, pour la première fois depuis 28 ans, permis à la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice d’avoir des entretiens avec son homologue iranien, n’importe quand, n’importe où, si les dirigeants suspendent les activités nucléaires en question. Ils ont choisi de ne pas le faire. »

A cause du manque de coopération de la part de l’Iran, les Etats-Unis et leurs alliés chercheront à faire adopter des sanctions supplémentaires contre Téhéran. Malheureusement, a dit Madame Perino, ce rapport montre clairement que l’Iran ne semble pas s’intéresser à oeuvrer de concert avec le reste du monde, et le gouvernement iranien actuel continue à pousser le pays dans un isolement toujours plus grand. Et d’affirmer: le peuple iranien mérite mieux.

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