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La menace croissante de la piraterie en haute mer


Les Etats-Unis sont très préoccupés par le nombre croissant d’actes de piraterie et de vols armés en mer, notamment au large des côtes somaliennes, indique le département d’Etat américain. Ces exactions ont perturbé le commerce avec l’Afrique de l’Est et ont entravé l’acheminement de l’aide humanitaire au peuple somalien.

Selon le Bureau maritime international, 31 navires ont été arraisonnés, l’an dernier, au large de la Somalie, alors que deux cas seulement de piraterie étaient signalés en 2004. Depuis janvier 2008, les pirates ont attaqué de nombreux navires, allant de pétroliers à des voiliers de luxe, dans le golfe d’Aden.

Des pirates ont récemment pris le contrôle de navires espagnols et français au large de la Somalie et ont retenu en otages leurs membres d’équipage. Ces derniers ont été relâchés, en échange du versement de rançons qui auraient atteint plus d’un million de dollars.

En février, le gouvernement fédéral somalien de transition a demandé aux Nations-Unies de l’aider à combattre le fléau de la piraterie au large de ses côtes. A la suite de quoi, les Etats-Unis et la France ont soumis à l’ONU un projet de résolution qui permettrait d’engager une campagne énergique contre les pirates. Ladite résolution autoriserait les pays à utiliser tous les moyens nécessaires pour identifier, prévenir et contrer tous les actes de piraterie et vols armés en mer.

Alors que le détroit de Malacca, en Asie, est tristement connu pour les actes de piraterie qui, jadis, y étaient perpétrés, aujourd’hui, ces actes sont devenus nombreux en Afrique. Les pirates, à bord de vedettes rapide, armés de mitrailleuses et de roquettes, mènent des attaques de plus en plus audacieuses et fréquentes.

La piraterie dans le détroit de Malacca a diminué, grâce aux efforts significatifs de coopération internationale. Une coopération internationale robuste sera également nécessaire pour contrer la piraterie au large de la Somalie et la résolution de l’Onu vise justement à faciliter cette collaboration.

Le projet de résolution à l’ONU autoriserait les Etats membres à monter à bord des navires soupçonnés d’être impliqués dans des actes de piraterie ou de vol armé, à effectuer des perquisitions et à les saisir, si nécessaire.

L’ambassadeur des Etats-Unis aux Nations-Unies, Zalmay Khalilzad, dit que l’autorité du Conseil de sécurité offrirait clairement de meilleures perspectives d’une assistance internationale et d’efforts de lutte plus importants contre ce problème devenu plus urgent.

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