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La lutte contre la grippe aviaire


Huit pays plus la Commission européenne, la branche exécutive de l’Union européenne, se sont engagés à fournir plus de 600 millions de dollars pour la lutte contre la propagation du virus H5N1 de la grippe aviaire et pour être prêts à réagir contre une pandémie éventuelle chez l’être humain. La contribution la plus importante, de quelque 195 millions de dollars, a été faite par les Etats-Unis. Le représentant spécial de Washington pour la grippe aviaire et les pandémies de grippe, John Lange, a annoncé le montant de ce tout dernier engagement des Etats-Unis au troisième et dernier jour de la conférence qui s’est tenue à New Delhi, en Inde. Y participaient des délégués et des ministres de 111 pays.

Les fonds alloués cette année par les Etats-Unis portent le total des contributions américaines à la lutte contre la grippe aviaire à près de 630 millions de dollars depuis 2005. Ces sommes appuieront les efforts des organisations internationales, des ONG et autres visant à renforcer les préparatifs au niveau international contre la grippe aviaire et une éventuelle pandémie de grippe chez l’homme.

Depuis l’émergence de la grippe aviaire en Asie, en 2003, quelque 60 pays ont confirmé des foyers du virus sur leur territoire et plus de 200 personnes dans 12 pays ont péri de cette maladie, indique l’Organisation mondiale de la Santé. Le danger que ce virus ou un tout autre puisse muter et provoquer une pandémie humaine est grave. Le docteur David Nabarro est coordinateur à l’ONU pour la grippe aviaire et les pandémies de grippe. Il dit que les engagements financiers sont importants, mais que les Nations-Unies souhaitent également voir des engagements à long terme, pour améliorer les systèmes de soins vétérinaires et de santé publique et en assurer la sécurité, au-delà des promesses faites à cette conférence, et pour l’aide au développement durable dans ces domaines.

Les participants à la conférence ont évoqué les progrès accomplis dans la lutte contre la grippe aviaire. Plus de 90 pour cent des 143 pays qui ont fait l’objet d’une étude, disent avoir mis en place des plans de réaction aux pandémies éventuelles. Bien que la menace persiste, les moyens de détection et de surveillance de la propagation des virus de la grippe se sont améliorés. Les pays sont maintenant mieux équipés qu’ils ne l’étaient il y a un an, pour y faire face, a dit le docteur Nabarro. Mais il a noté que ces préparatifs ne sont pas aussi vastes et appronfondis que le souhaite l’ONU.

Le représentant spécial des Etats-Unis pour la grippe aviaire et les pandémies de grippe, John Lange, a dit : « Bien que des progrès aient été accomplis, il faut faire davantage pour renforcer les capacités des services de santé à faire face à la menace de la grippe aviaire et d’autres pandémies potentielles. »

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