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Mugabe s'en prend à l'opposition


Les résultats officiels des présidentielles au Zimbabwé n’ont toujours pas été proclamés. Mais selon plusieurs sondages indépendants, ces élections auraient été remportées par le leader d’opposition, Morgan Tsvangirai. Il semble également que le parti du président Robert Mugabé ait perdu le contrôle du parlement, et ce, pour la première fois depuis l’indépendance du Zimbabwé, en 1980.

En réponse, le gouvernement du président Mugabé a lancé une campagne de répression violente contre l’opposition politique. Les membres du Mouvement pour le Changement démocratique (parti d’opposition) affluent à Hararé, la capitale, à la recherche de protection contre les gangs, parrainés par le gouvernement, qui sévissent à travers tout le pays. Ces groupes ciblent les opposants du gouvernement Mugabé. La police anti-émeute a effectué une descente au siège du parti d’opposition, interpellant des centaines de victimes de la violence, y compris des femmes et des enfants, qui s’y étaient réfugiés pour fuir les gangs. La plupart des personnes arrêtées ont été remises en liberté. La police a également saccagé les bureaux du MDC et confisqué des fichiers informatiques.

La police zimbabwéenne a perquisitionné le domicile et le bureau du chef de la mission d’observateurs électoraux qui a conclu que le président Mugabé a perdu le scrutin du 29 mars. Des officiels électoraux et des journalistes ont aussi été arrêtés.

Cette campagne de répression intervient alors que les pressions locales et internationales augmentent sur le président Mugabé en rapport avec sa politique économique catastrophique, qui a conduit à des pénuries alimentaires chroniques. De plus en plus de leaders de l’Afrique australe protestent contre la mauvaise gestion politique de Monsieur Mugabé et ses violations des droits fondamentaux.

Dans un communiqué, l’ambassadeur des Etats-Unis au Zimbabwé, James McGee, a dit : « Nous avons des informations préoccupantes et confirmées, en provenance de beaucoup de régions du pays, qui font état de menaces, bastonnades, rapts, incendies criminels de maisons et même de meurtres. » L’ambassadeur McGee a demandé « au gouvernement de Hararé de protéger les droits fondamentaux de tous les Zimbabwéens. » Le gouvernement du président Mugabé et le parti au pouvoir, la ZANU-PF, doivent respecter le souhait exprimé par les électeurs zimbabwéens en faveur du changement.





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