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La crise au Zimbabwé


Le Jour de l’Indépendance est traditionnellement une fête nationale dans la plupart des pays, mais au Zimbabwé, cette année, il y a peu à célébrer. Le 18 avril marque le 28ième anniversaire de la date à laquelle cette nation africaine a accédé à l’autodétermination complète par rapport à la Grande-Bretagne, mais la promesse d’un Etat démocratique prospère ne s’est pas encore concrétisée.

Trois semaines après les élections générales du 29 mars, le gouvernement zimbabwéen refuse toujours de publier les résultats du scrutin présidentiel. Selon des décomptes indépendants réalisés par la société civile zimbabwéenne, une majorité des électeurs aurait rejeté le parti du président Robert Mugabé. Alors que l’impasse perdure, il y a de plus en plus d’informations faisant état d’arrestations, de bastonnades et d’actes d’intimidation à l’encontre des partisans de l’opposition et d’autres personnes. La liberté de la presse fait aussi l’objet de restrictions et le gouvernement accuse de trahison Morgan Tsvangirai, le rival de Monsieur Mugabé à ces élections. Pendant que la crise politique continue, personne ne s’occupe des graves problèmes économiques du Zimbabwé.

Quelle tristesse, alors que le Zimbabwé célèbre son 28ième anniversaire –occasion qui devrait être synonyme de fierté et de joie pour les Zimbabwéens – la journée est plutôt marquée par l’incertitude et les craintes, a dit l’ambassadeur des Etats-Unis James D. McGee.

La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a exprimé des préoccupations semblables et instamment prié les voisins du Zimbabwé d’aider à résoudre la crise dans le pays. L’Union africaine, la Communauté pour le développement de l’Afrique australe et d’autres organisations régionales doivent prendre la tête des efforts pour trouver une solution pacifique et démocratique à la crise. La volonté du peuple zimbabwéen doit être respectée.

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