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Etats-Unis: Le débat  fait rage autour du système de santé


Comme on pouvait s’y attendre, le discours sur prononcé mardi par le président Barak Obama devant les deux chambres du Congrès sur le système de santé américain suscite de nombreuses réactions.

Il y a eu d’abord la réponse donnée au nom du parti républicain par le cardiologue Charles Boustany, l’un des représentants de la Louisiane au Congrès. « Il est clair que le peuple américain veut une réforme, dit-il, mais il faut que ce soit une réforme bien faite. Les Américains réclament selon lui un système de santé fondé sur le bon sens, ayant recueilli le soutien des deux partis, qui fasse baisser les coûts tout en améliorant la qualité. »

Pour sa part, le président de la Commission « Finances » du sénat, Max Baucus a fait connaître ce jeudi son intention de soumettre une autre version, avec ou sans le soutien des républicains. « Ma porte est ouverte mais, avec ou sans les républicains - et j’espère sincèrement qu’il y en aura, j’entends faire ce que j’ai à faire », a-t-il dit.

Le président Obama avait expliqué dans son message au Congrès qu’il resterait à l’écoute de ses concitoyens, tout en précisant qu’il ne perdrait pas son temps avec ceux qui comptent faire échouer le projet pour des raisons de politique politicienne. « Je n’accepterai pas la solution consistant à s’en tenir au statu quo. Pas cette fois-ci et pas maintenant. »

M. Obama a fourni hier soir des précisions sur le financement de son projet, qui se chiffre à plus de 900 milliards de dollars, et qui pourrait comporter l’érection d’un service public chargé de concurrencer le secteur privé. Selon les chiffres publiés ce jeudi par bureau du recensement américain un peu plu de 15 % d’Américains ne disposent pas d’assurance-maladie.

Un législateur américain s’est excusé d’avoir traité le président Obama de menteur durant son discours, devant les deux chambres du Congrès, sur la réforme du système d’assurance-maladie des Etats-Unis. « Vous mentez ! » avait crié le député républicain Joe Wilson de Caroline du Sud lorsque le président Obama a déclaré que le système proposé par sa réforme ne couvrira pas les immigrants en situation irrégulière vis-à-vis de l’immigration.

Peu après l’incident, le député Wilson a publié une déclaration qualifiant ses propos « d’inappropriés et de regrettables. » Mettant sa vive réaction sur le compte de l’émotion, Joe Wilson s’est excusé pour son « manque de civilité. » Il a, en outre, appelé le secrétaire général de la Maison-Blanche, Rahm Emanuel, pour présenter ses excuses.


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