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Etats-Unis : quelques écueils dans le processus de confirmation pour l'administration Obama


Plusieurs personnalités politiques pressenties pour occuper des postes dans l’administration Obama ont des problèmes avec leur feuille d’ impôts.

Tom Daschle, le choix du président Barack Obama pour le poste de secrétaire à la Santé, a retiré mardi sa candidature. M. Daschle reconnait avoir commis des erreurs dans la déclaration de ses revenus au fisc pour les trois dernières années. Quant à Nancy Killefer, nommée à un poste de responsabilité dans la nouvelle administration, elle a déclaré ne pas vouloir qu’une « question d’impôts » détourne l’attention des Américains du programme du chef de l’exécutif. Mme Killefer a elle aussi retiré sa candidature.

Auparavant, la nomination de Timothy Geithner au poste de secrétaire au Trésor avait fait l’objet de critiques. Il lui était reproché d’avoir payé ses impôts en retard. La nomination de M. Geithner a malgré tout été entérinée par le Congrès.

Bill Richardson, le gouverneur du Nouveau-Mexique à qui le président Obama avait demandé de devenir secrétaire au Commerce, avait été contraint de se désister à la fin de l’an dernier quand on avait appris qu’une entreprise ayant contribué à sa campagne de ré-élection avait obtenu un gros contrat avec l’Etat du Nouveau-Mexique.

Le chef de l’exécutif américain demande maintenant à une personnalité du parti républicain, Judd Gregg, d’occuper le poste de secrétaire au Commerce. « Nous savons que le seul moyen de relever ces défis majeurs est de mettre de côté les clivages idéologiques, les rancoeurs mesquines et d’adopter une attitude pragmatique », a affirmé le chef de l’exécutif.

Le sénateur du New Hampshire Judd Gregg a notamment siégé à la Commission du budget, de l’éducation et du travail. En décembre, il a voté contre le projet de sauvetage des constructeurs automobiles américains. Et il s’était aussi opposé au projet de loi interdisant toute discrimination contre les femmes en matière de salaire - texte promulgué par le président Obama la semaine dernière. Mais le sénateur Gregg estime qu’il est capital pour les républicains et les démocrates de coopérer, au moment où l’Amérique est confrontée à de sérieux défis économiques.

Avant d’accepter le poste, M. Gregg a obtenu l’assurance que son remplaçant au Sénat ne romprait pas l’équilibre actuel entre la majorité démocrate et la minorité républicaine. Autrement dit, son successeur à la chambre haute sera un républicain.

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