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Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et le dossier du Darfour


Le dossier du Darfour était à l’ordre du jour du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, réuni jeudi à Abuja au Nigéria, pays qui en assure la présidence en exercice de cet organe. Il s’agissait essentiellement d’examiner le rapport du panel dirigé par l’ancien président Africain Thabo Mbéki.


Ce panel recommande la mise sur pied d’un tribunal spécial composé de juges soudanais et africains pour juger les personnes accusées d’avoir commis des atrocités au Darfour. Monsieur Mbéki a déclaré que la désignation de juges et d’enquêteurs non-soudanais est la seule façon de donner une certaine crédibilité à la procédure. Quoique dûment invité, le président soudanais Omar Al Béchir n’a pas fait le déplacement d’Abuja.


Le numéro 1 soudanais fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre au Darfour. Les ONG de défense des droits humains avaient demandé son arrestation s’il venait à Abuja d’autant que le Nigéria qui préside le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine, et est aussi signataire de la CPI. Finalement le Soudan a été représenté à la réunion par le vice-président Ali Osman Mohamed Taha.


L’Union africaine a ouvertement exprimé son désaccord par rapport le mandat d’arrêt de la CPI affirmant que cela compliquait le processus de paix au Darfour. En 2003 les rebelles du Darfour ont pris les armes pour s’opposer au gouvernement de Khartoum. Ce conflit a fait 300 mille morts selon les estimations onusiennes.

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