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Guinée : cinquante ans d’indépendance et de sérieux problèmes économiques


La Guinée a fêté ce 2 octobre le 50ème anniversaire de son indépendance. La Guinée avait été le seul pays francophone d’Afrique subsaharienne à refuser de faire partie de la Communauté française regroupant toutes les anciennes colonies de la France, communauté proposée par le général de Gaulle. Le 28 septembre 1958, Ahmed Sékou Touré, alors leader du Parti démocratique guinéen (PDG) avait dit Non à ce projet. Des milliers de personnes, y compris les leaders de six pays de la sous-région, ont assisté aux festivités du cinquantième anniversaire de l’indépendance guinéenne, notamment un grand défilé militaire à Conakry, la capitale. Le président guinéen Lansana Conté, souffrant, était absent des ceremonies.. Dans un discours a la nation mercredi soir, le chef de l’Etat guinéen avait fait l’éloge des hommes et des femmes dont les efforts ont permis à la Guinée de décider de son propre destin. M. Conté a promis de promouvoir le dialogue pour résoudre les problèmes du pays.

Le 28 septembre 1958 la Guinée avait été le seul pays à avoir refusé de faire partie de la Communauté française proposée par le Général de Gaulle, et regroupant toutes les colonies de la France. Ce « non » historique appuyé par le le Parti démocratique guinéen (PDG) dirigé alors par Ahmed Sékou Touré, a permis à la République de Guinée d’accéder à l’indépendance et de devenir un symbole de liberté pour toute l’Afrique. Aujourd’hui, tous les experts sont d’accord : la Guinée, cinquante ans après son indépendance, est plongée dans un marasme économique.

« Le non de la Guinée l’a placée dans une position historique idéale en Afrique, dans la mesure où on dit toujours que c’est la Guinée qui a été la première colonie française à contester le régime colonial français », explique Me Alpha Oumar Sy Savané, professeur de relations internationales et auteur du livre L’Indépendance de la Guinée fait tache d’huile en Afrique, dont la publication est prévue le 15 octobre.

Le président Ahmed Sékou Touré a déclaré que la liberté dans la pauvreté était préférable à la richesse dans la servitude. « Et comme annoncé, la Guinée a pris le chemin de son indépendance dans la pauvreté, au pauvreté, au fil des ans, qui s’est muée, hélas, en une misère noire », souligne de son côté Boubacar Yacine Diallo, ancien ministre guinéen et auteur de « Guinée : 50 ans d’indépendance » à paraître chez l’Harmattan.


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