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Elections soudanaises : un « important jalon » selon le département d’Etat


Elections soudanaises : un « important jalon » selon le département d’Etat

Elections soudanaises : un « important jalon » selon le département d’Etat

Le département d’Etat américain a qualifié les élections soudanaises « d’important jalon » dans le processus de paix du pays, mais a ajouté que le gouvernement de Khartoum aurait pu mieux organiser le scrutin pour assurer des opérations électorales libres et justes. Pour les activistes du pays, le vote est un échec et aurait dû être reporté.

Des sources officielles soudanaises reconnaissent que plusieurs problèmes se sont posés lors des opérations électorales. Elles ont estimé que la situation est compréhensible car il s’agit des premières élections nationales depuis 24 ans, et ont rappelé que les Etats-Unis encouragent le pays à poursuivre le scrutin malgré le boycottage total ou partiel décidé par certains groupes d’opposition.

P.J. Crowley, porte-parole du département d’Etat, a déclaré que les élections en cours sont une « étape importante » pour le Soudan. Il a estimé toutefois que le gouvernement de Khartoum aurait pu faire un meilleur travail d’organisation. « Mais au-delà de ces considérations, nous pensons que le peuple soudanais veut que cette élection ait lieu, c’est l’une des raisons pour lesquelles nous encourageons le scrutin dans le cadre de l’Accord de paix globale », a dit M. Crowley.

Les élections devaient initialement prendre fin mardi, mais le porte-parole de la commission électorale, Salah Habib, a annoncé hier que les bureaux de vote fermeraient jeudi plutôt.
Les représentants du principal parti du Sud-Soudan, le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), ont demandé une extension du scrutin après qu’il eut commencé dimanche.
De façon générale, le vote s’est déroulé dans le calme.

Cependant, plusieurs observateurs ont constaté que de nombreux bureaux de vote ont ouvert en retard ou reçu des bulletins correspondant à une autre circonscription. Par ailleurs, plusieurs électeurs ont eu des difficultés à trouver leurs noms sur les listes.

La situation semblait être pire dans le Sud du pays où certains bureaux n’avaient pas encore reçu le matériel nécessaire. Beaucoup d’électeurs étaient également confus face à la profusion des scrutins dans ces élections multipartites.

Pour sa part, le président Omar Al Bashir est le grand favori de ces élections, ces deux principaux rivaux, Yasir Arman du SPLM et l’ancien Premier ministre Sadiq Al-Mahdi, s’étant retirés de la course la semaine dernière.

Ces élections constituent des éléments clés de l’accord de paix signé en 2005, et qui a mis fin à la guerre civile qui déchirait le pays depuis 1983. L’accord prévoit notamment un référendum d’autodétermination l’an prochain au Sud-Soudan, une région actuellement semi-autonome.

Le président Omal Al Bashir est à la tête du Soudan depuis le coup d’Etat de 1989. Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la cour pénale internationale pour crimes présumés contre l’humanité et crimes de guerre dans la région du Darfour, où l’armée affronte les rebelles depuis 2003.

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