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Etats-Unis : une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement attendus au sommet nucléaire de Washington


Etats-Unis : une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement attendus au sommet nucléaire de Washington

Etats-Unis : une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement attendus au sommet nucléaire de Washington

Un sommet mondial sur la sécurité nucléaire s’ouvre, lundi, dans la capitale fédérale américaine. A l’initiative du président Barack Obama, plus de 40 chefs d’Etat et de gouvernement plancheront, pendant deux jours, sur la sécurité nucléaire.

Il s’agira de trouver les moyens d'empêcher des groupes terroristes comme Al-Qaida de se procurer des matières nucléaires – comme de l’uranium hautement enrichi ou du plutonium – pour fabriquer des bombes.

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Le président intérimaire nigérian Goodluck Jonathan fait partie de la quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement qui ont été invités par le président Barack Obama au sommet de la capitale fédérale américaine.

Selon la Maison-Blanche, le leader nigérian aura des entretiens, dimanche, avec son homologue américain. Leurs discussions pourraient notamment porter sur le cas d’Umar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian qui avait tenté de faire exploser un avion de ligne américain en décembre dernier.

Dans son discours de Prague d’avril 2009, le président Obama avait ébauché les grandes lignes de sa vision d’un monde sans armes nucléaires. « J’annonce de nouveaux efforts internationaux en vue de sécuriser, dans un délai de quatre ans, toutes les matières nucléaires vulnérables du monde. Nous fixerons de nouvelles normes, étendrons notre coopération avec la Russie et nouerons de nouveaux partenariats pour protéger ces matières sensitives », avait déclaré le chef de l’exécutif américain.

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De l’avis d’Alexandra Toma, spécialiste de la sécurité nucléaire à l’ONG Connect U.S. Fund, le danger est bien réel. « C’est la principale menace à la sécurité des Etats-Unis et du monde aujourd’hui. Nous avons eu deux commissions bipartisanes qui ont établi, en janvier, qu’al-Qaida tente, depuis les années 1990, de se procurer des armes nucléaires et s’y active actuellement », a expliqué Mme Toma.

Matthew Bunn de l’université Harvard est, quant à lui, moins alarmiste. Il n’est pas si facile de fabriquer une bombe nucléaire, estime-t-il. « C’est probablement l’un des travaux techniques les plus ardus, sinon la tâche technique la plus difficile à laquelle un groupe terroriste puisse s’atteler. C’est l’une de ces situations où la probabilité de succès est plutôt faible, mais dont les conséquences pourraient être tellement immenses qu’elle pose un risque réel et dangereux », a expliqué Bunn.

On s’attend à ce que les participants au sommet de Washington cherchent les voies et moyens d’accroître la coopération internationale et d’améliorer la sécurité des matières nucléaires dans le monde.

L’un des problèmes est qu’il n’y a pas de règles mondiales en la matière, fait remarquer Matthew Bunn de Harvard. Ken Luongo de l’organisation de recherche Partenariat pour la sécurité mondiale relève, de son côté, le fait que les pays ne révèlent pas toujours les quantités exactes de leur production nucléaire.

« Durant la guerre froide en particulier, les Etats-Unis et la Russie produisaient à des fins militaires. Ils ne s’informaient pas mutuellement et n’informaient pas l’instance internationale des quantités. Les Pakistanais et les Indiens entretiennent un grand secret autour de leur production de matières nucléaires; nous ne savons pas grand-chose en qui concerne les Israéliens », a souligné Ken Luongo.

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