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Le discours politique se teinte de violence aux États-Unis


Le discours politique se teinte de violence aux États-Unis

Le discours politique se teinte de violence aux États-Unis

Le discours politique se teint de violence ici aux États-Unis, suscitant des protestations et des arrestations, tandis que certains membres du Congrès sont placés sous la protection de la police.

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Même avant l’adoption par le Congrès du projet controversé de réforme de l’assurance maladie, rejeté en bloc par les parlementaires républicains, des militants en faveur des droits civiques signalaient une multiplication des milices motivées par la haine.

Dans son récent rapport annuel, le Southern Poverty Law Center, l’un des organismes de défense des droits civiques les plus en vue du pays, avait signalé que le nombre de milices est passé d’environ 42 en 2008 à 127 en 2009, signe d’une radicalisation croissante de la société. A l’origine du phénomène : la mondialisation, la crise économique mondiale, mais aussi l’élection du premier président noir américain dans l’histoire des États-Unis.

Lundi, le jeune Daniel Cowart, un habitant du Tennessee âgé de seulement 21 ans, a plaidé coupable d’avoir cherché à organiser en 2008 une vaste tuerie raciste qui aurait visé une centaine de Noirs, dont Barack Obama, à l’époque sénateur de l’Illinois. Cowart avait été arrêté avec un complice, Paul Schlesselman, 18 ans, peu avant l'élection présidentielle de 2008. Le jeune néonazi a plaidé coupable et risque de 10 à 75 ans de réclusion, tandis que Schlesselman, qui lui a plaidé coupable en janvier, encourt 10 ans de prison.

Également lundi, un musulman de Philadelphie, en Pennsylvanie, a été inculpé pour menaces de mort enregistrées sur le site social YouTube contre un député républicain de Virginie, Eric Cantor, ainsi que sa famille.

Norman Leboonavait posté une vidéodans laquelle il menaçait Cantor, qui est de confession juive, le qualifiant de « Lucifer ».Interpellé à son domicile, Leboon risque jusqu’à 15 ans de réclusion et une amende de 500 000 dollars. La semaine dernière, un coup de feu a été tiré de l’extérieur du bureau du député, mais la police a jugé qu’il s’agissait d’un acte isolé. D’autres parlementaires ont annoncé avoir été la cible de menaces et d’actes de vandalisme depuis l’adoption de la loi sur la réforme de la santé.

Les derniers suspects en date, 9 Américains membres d'une milice chrétienne, ont été interpelés dans des raids dans le Michigan, l’Ohio et l’Indiana, des États du centre des États-Unis. Ils ont été accusés, lundi, d'avoir cherché à tuer un policier pour ensuite organiser un attentat à la bombe durant ses funérailles afin d’assassiner le maximum d’agents de l’ordre possible.

Huit des 9 suspects, tous membres du groupe Hutaree, ont déjà été inculpés. Selon le procureur Barbara McQuade, le groupe, dont le dirigeant, David Brian Stone, se faisait surnommer «Capitaine Hutaree», projetait de déclencher ses attaques en avril, pour montrer son opposition au gouvernement.

Selon les experts, en dehors de la récession, un autre élément favorise la tension à travers le pays : les réseaux sociaux et Internet en général, sans oublier les mass media qui se font l’écho des commentaires douteux auxquels se livrent certains dirigeants.

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