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Côte d’Ivoire : démobilisation en panne


En Côte d’Ivoire, le programme DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion) est suspendu, alors que le scrutin présidentiel - normalement prévu pour fin avril début mai - approche. Aux termes des accords inter-ivoiriens, cette opération doit prendre fin un mois au plus tard avant les élections. Après la démobilisation, vient l’étape de la réinsertion, qui nécessite la mobilisation d’importants moyens financiers.

« Il est bon que l’Etat se penche sur ces questions-là, et qu’il donne des assurances pour que toutes les contraintes soient levées », déclare Félicien Sékongo, l’un des porte-parole des Forces nouvelles.


C’est le point 14 qui parle du désarmement. « Pendant que l’on parle de désarmement de réinsertion, de regroupement et autres, dit Félicien Sékongo, il y a que les casernes dans les zones Centre et Ouest qui ne sont pas réhabilitées. »

Quand on démobilise les gens, poursuit-il, il faut pouvoir les réinsérer dans le tissu social, sinon vous n’avez rien fait. « Pour nous, si les moyens sont réunis, les Forces nouvelles ne sont pas opposées à la démobilisation des combattants : nous sommes plus que pressés que l’on arrive à ce niveau, mais il faut les moyens pour les réinsérer », a expliqué Sékongo.

Il précise que la démobilisation s’est arrêtée, faute de moyens pour la réaliser. Sur 11 000 personnes environ démobilisées, 3 000 seulement ont été réinsérées. Signalons au passage que les Forces nouvelles ont reconfirmé à son poste de porte-parole militaire Seydou Ouattara, et désigné deux nouveaux porte-parole pour les affaires courantes, Félicien Sékongo et Me Assoussy Bamba, les deux derniers remplaçant Konaté Sidiki Konaté, ministre du Tourisme et de l’artisanat.

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