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Togo : Jean-Pierre Fabre accuse les forces de sécurité d’avoir confisqué les preuves de la fraude électorale


Les forces de sécurité togolaises ont empêché, mardi, la tenue d’une manifestation de l’opposition, qui voulait protester contre la réélection du président Faure Gnassingbé. Des centaines de manifestants ont affronté des gendarmes près du siège de l’Union des forces de changement (UFC), le parti de Fabre. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser, empêchant Fabre de les rencontrer.

Le président de l’UFC a déclaré que les gendarmes ont investi le siège de son parti et fouillé les salles où ses partisans préparaient le recours qu’ils entendaient déposer à la Cour constitutionnelle. Selon Fabre, les gendarmes ont emporté des ordinateurs et arrêté des membres du parti. Le président de l’UFC a dénoncé ce qu’il a appelé « une opération répressive ». Ce harcèlement, a-t-il dit, ne saurait continuer.

Dimanche, les forces de l’ordre avaient fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants après la déclaration de la Commission électorale nationale indépendante indiquant que le président Gnassingbé avait recueilli 60,9% des voix.
L’opposition a huit jours pour saisir la Cour constitutionnelle et la convaincre d'invalider la réélection de Faure Gnassingbé.

Pour leur part, les observateurs de l’Union africaine ont validé la victoire de Gnassingbé. La société civile togolaise, elle, dit n’avoir pas encore déposé son rapport. « Selon nos observations, les élections se sont bien déroulées, la centralisation des résultats au niveau des CELI également ; maintenant, là où ne nous pouvons pas nous prononcer, c’est la centralisation des CELI, des commissions électorales locales indépendantes, vers la Commission électorale nationale indépendante », a expliqué le président du Réseau d’action sur les armes légères au Togo, Félix Kokou Aklavon.

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