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Nigeria : le Plateau  enterre les morts des violences interethniques du week-end


Les sanglants incidents de la fin de la semaine, dans l’Etat du Plateau, ont fait l’objet d’une réunion entre le président par intérim au Nigéria, Goodluck Jonathan, et les responsables nationaux de la sécurité.

Un porte-parole du gouvernement de l’Etat du Plateau estime que des centaines de personnes ont péri dans les attaques violentes contre trois villages près de la ville de Jos.

Sur place, on procède à l’enterrement, dans des fosses communes, des corps mutilés des victimes, pour la plupart des femmes et des enfants.

Pour l'instant, les chiffres n’ont pas été confirmés par des sources indépendantes. Plusieurs survivants du massacre sont soignées pour des blessures. Une centaine de suspects ont, entre-temps, été arrêtés.

Les forces de sécurité ont reçu pour ordre de traquer et d'appréhender les auteurs de ces attaques à caractère ethnique et religieux.

Selon l’analyste politique George Eke, basé à Lagos, le manque d’opportunités et la pauvreté extrême dans cette région sont responsables des crises incessantes. « Beaucoup de ces problèmes sont causés par les politiciens eux-mêmes. Le Nigéria est un pays où Al Qaida pourrait facilement s’ancrer et recruter. Mais pourquoi ? Parce qu’il n'y a pas d’accès à l’éducation. Les gouvernements se succèdent, mais rien n’est fait pour aider ces enfants à s’en sortir », a expliqué Eke.

Les affrontements entre Chrétiens et Musulmans ont fait 320 morts en janvier selon la police. Les activistes religieux et les défenseurs des droits de l’Homme pensent, eux, que le bilan s’établit aux alentours de 500 morts.

Au cours de la dernière décennie, ils seraient plusieurs milliers de Nigérians à avoir péri dans ce genre de violences.

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