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Les forces américaines rencontrent une vive résistance en Afghanistan


En Afghanistan, la bataille de Marjah n’est que le début d’une vaste et longue campagne de pacification visant à déloger les Taliban, déclare le général David Petraeus. Dans une interview télévisée, le commandant des forces américaines en Afghanistan n’a pas manqué d’établir un parallèle avec ce qui s’est passé en Irak.


Le général David Petraeus estime que les forces américaines ont trouvé sur leur chemin, un ennemi redoutable au cœur du bastion traditionnel des Taliban qu’est Marjah. « Quand nous lançons une offensive, et que nous anéantissons des sanctuaires et des refuges occupés par les Talibans ou d’autres extrémistes, il y a une riposte, et c’est ce que nous voyons à Marjah. Ce sera le même cas dans d’autres régions ».
Le général Petraeus a fait un parallèle avec les problèmes rencontrés en Irak quand le président Bush avait dépêché des renforts, et la question lui avait été posée de savoir si, une fois de plus, les Américains devaient s’attendre à des pertes substantielles...


« Ils vont opposer le type de vive résistance que nous avons rencontrée en Irak. Voyez-vous, j’ai dit à maintes reprises que nous devons accomplir une tâche ardue sur le long terme. Des mots comme « optimistes » ou « pessimistes » ne font pas partie de mon vocabulaire. Je préfère le terme « réalistes ». La réalité est éprouvante, mais nous sommes là-bas pour une raison très importante et nous ne pouvons pas l’oublier ».


La stratégie de l’administration Obama a obtenu le soutien du général Colin Powell, ancien secrétaire d’Etat sous George Bush, qui la trouve cohérente et complète. Le général Powell se dit toutefois préoccupé par la question de la capacité du gouvernement afghan à assurer la relève. L’armée afghane, a-t-il fait remarquer a fait des progrès, mais elle est encore loin de répondre aux normes américaines d’efficacité.

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